A Kinshasa, le Bureau d’âge de l’Assemblée nationale a convoqué une plénière pour ce vendredi 22 janvier.
A l’ordre du jour de cette plénière, l’identification de la nouvelle majorité parlementaire voulue par le Président Félix Tshisekedi, dans le cadre de la nouvelle dynamique de l’Union sacrée pour la nation, sensée prendre le relais de la défunte coalition FCC-CACH, désormais vouée aux gémonies. Lire aussi: Union sacrée: Christophe Mboso et Guylain Nyembo, les surprises du chef?
En RDC, tous les observateurs spéculent sur la manière et le comment dont cette identification va se faire, face aux forces politiques en présence au sein du Parlement congolais, où régnait encore hier en maître absolu, le regroupement politique FCC, de l’ancien Président Joseph Kabila.
Ce qui est sûr et connu, est qu’à la suite du lancement du concept Union sacrée par Félix Tshisekedi, des pans entiers des élus FCC, avaient migré vers la nouvelle dynamique, prédisant même une mort certaine de ce regroupement politique qui faisait depuis deux ans, la pluie et le beau temps dans les hautes sphères politiques du pays.
Le FCC hégémonique avait tellement bien fait les choses, que l’article 110 de la Constitution interdisait à tout député de changer de parti en cours de mandat. De son côté, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, approuvé par la Cour constitutionnelle, faisait interdiction à tout député dûment identifié en début de législature, de quitter son parti ou regroupement, sous peine de perdre son mandat.
Mais la même Cour constitutionnelle, pour des raisons qui lui sont propres et qui échappent encore à l’entendement public, a brusquement changé sa manière de voir les choses, en rendant sa liberté de retourner sa veste autant de fois qu’il le souhaite, pendant la même législature.
A la plénière de ce vendredi, deux logiques risquent de se heurter dans l’hémicycle du Palais du peuple, entre les nostalgiques de deux époques de la même Cour constitutionnelle.
Comment tout cela va-t-il se terminer? Comme dit l’adage, Dieu seul reconnaîtra les siens.
En attendant, de nombreuses hypothèses peuvent être envisagées, dans un système démocratique aussi tropicalisé que celui de la Rdc.
Le Président du Bureau d’âge, qui aspire à sa propre succession, pourra imposer une identification publique, dans le genre chaque député à son tour, alors que le Règlement intérieur exige que ce soit le Président de chaque groupe parlementaire qui déclare ses troupes.
Mais une récente jurisprudence née dans la foulée du nouveau pouvoir, renseigne qu’en cas de force majeure, le passage en force devient légitime, même si au passage, on n’hésite pas à marcher sur les règles établies.