Minembwe : Une commission pour retracer les vraies limites

A Minembwe, il faudra donc une commission pour retracer les vraies limites de la commune rurale, et ainsi peut-être mettre fin à cette affaire ultra-sensible qui menace de mettre le feu dans l’est de la RDC.

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a annoncé jeudi à Goma la surséance de toutes les décisions prises sur Minembwe. Il a indiqué à l’occasion qu’il sera mis sur pied une commission pour retracer les limites de cette commune à la base d’une vive controverse au niveau national.

« Une commission des experts scientifiques non originaires aura la mission de retracer toutes les limites du territoire. Ces experts vont travailler avec l’appui des autochtones », a-t-il rappelé. Pour Felix Tshisekedi, « le salut du peuple est la loi suprême ».

« Je ne peux pas laisser mon peuple en danger. J’ai décidé d’annuler ce qui a été fait jusqu’ici pour Minembwe », a tranché le chef de l’Etat devant les médias, qui n’a pas manqué mettre en garde contre toute campagne de manipulation de la population.

Sur les réseaux sociaux circulent en ce moment une copie des recommandations de la plénière de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu réunie le 7 octobre 2009 traitant de la cartographie des agglomérations à ériger en villes et communes en province du Sud-Kivu, sous le président de Emile Baleke Mududu, alors président de ladite Assemblée provinciale et sur laquelle ne figure pas Minembwe. Ceci augure de chaudes empoignades lors des réunions de cette commission voulue par le président Tshisekedi.

50 millions de dollars pour le processus DDRC

Sur un autre volet Il a assuré suivre de près les opérations de Désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire (DDRC) des ex combattants. D’ailleurs, selon lui, un financement de plus de 50 millions de dollars américains a été déjà obtenu pour accompagner ce projet de démobiliser et réinsérer dans la société tous les ex-miliciens.

A ce sujet, le président de la République a annoncé la nomination dans les prochains jours d’un coordinateur du programme DDRC.

Groupes armés plus actifs que jamais

Mais, comme pour faire un pied de nez au commandant suprême des FARDC, les groupes armés ne désarment pas. En effet, pendant que Félix Tshisekedi était encore à Goma, à Lubero, dans la même province du Nord-Kivu, trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d’affrontements mercredi 7 octobre entre le groupe Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC) et celui de la Resistance nationale lumumbiste (RNL) à Galo (territoire de Lubero).

Rebelles CODECO à Bunia (Ituri)

Des sources locales affirment que deux Mai-Mai de la RNL et un civil ont été tués, et plusieurs blessés, particulièrement des civils qui revenaient des champs. Le groupe UPLC d’un certain Josué, venu de l’autre rive de la rivière de Biena, expliquent ces sources, a lancé une attaque contre le groupe RNL de Mille tours par seconde basé à Galo.

Les mêmes sources affirment que les affrontements se sont poursuivis tard dans la soirée à Gelumbe et Canada, deux localités environnantes.

Le programme DDRC a donc du pain sur la planche, tant les groupes armés naissent à l’est comme des champignons. On en dénombre plus de 180 actuellement dans les seules provinces du Nord et Sud-Kivu.

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