Après avoir énervé le chef de l’Etat en conseil des ministres, Célestin Tunda amené chez le PG près la Cour de Cassation

Le Vice-premier ministre et ministre de la Justice et Garde des sceaux Tunda ya Kasende a été arrêté par la Police et amené chez le Procureur Général près la Cour de cassation, suite à un mandat d’arrêt émis contre lui, ce samedi 27 juin.

Dans une de nos productions de vendredi 26 juin dernier, nous relations l’incident que notre source proche du gouvernement nous confiait, incident survenu en plein conseil des ministres, présidé par le Chef de l’Etat, où l’Exécutif apprenait que le VPM Tunda ya Kasende avait subrepticement transmis l’avis du gouvernement sur le projet de loi Minaku-Sakata à l’Assemblée nationale, ce qui avait provoqué le couroux du président de la république.

Ceci faisant suite à cela, le ministre FCC Tunda a donc vu sa résidence encerclée ce samedi par la police bien armée et a été conduit sans plus d’attermoiements devant le Procureur général près la Cour de cassation dans la commune de la Gombe.

Des témoins de la scène relataient : “Depuis quelques heures, les éléments de la police ont assiégé sa résidence. Ils voulaient à tout prix le prendre. Le garde des sceaux risque d’être jugé en procédure de flagrance. Mais jusque-là, son sort n’est pas encore connu.”

Mais cet après-midi, après son arrestation, des sources concordantes informaient que le VPM Tunda ya Kasende en train d’être auditionné au Parquet général près le Cour de cassation. Dehors, députés et ministres FCC sont très remontés contre cette interpellation qualifiée d’arbitraire et d’attentatoire à la dignité de la fonction de ministre de la Justice.

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Les députés du FCC devant la cour de cassation

Mais d’autre part, le député Claudel Lubaya dans un tweet disait : « En transmettant en catimini au Parlement des avis non validés par le Gouvernement sur les propositions de loi controversées, le Ministre de la justice a commis une faute grave aux devoirs de sa fonction. La confiance étant rompue, il devra soit démissionner soit être révoqué ».

Et la réaction de Georges Kapiamba ne s’est pas fait attendre : dans un tweet, l’Ong signifiait : « L’ACAJ appelle le Procureur Général près la Cour de Cassation à ouvrir une enquête pénale urgente sur les circonstances troubles dans lesquelles le VPM Tunda a envoyé à l’AN les avis, au nom du Gouvernement, sur les 3 textes Minaku, alors que ce dernier n’y avait jamais statué“. L’activiste Carbone Beni twittait aussi : « Un ministre faussaire comme Mr Tunda Ya Kasenda devrait être arrêté pour flagrance par rapport à l’acte posé, si cela s’avère vrai ». Et Jean Claude Katende de la l’Asadho d’ironiser: “le donneur de leçons pris la main dans le sac, j’ai honte pour lui!”

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