Tueries de Beni : les ressortissants Nande en sit-in devant le siège de la Monusco à Kinshasa

Décriée pour son incapacité à assurer la protection des civils contre les ADF, la Monusco a été, à nouveau ce vendredi, sous le feu des critiques des habitants du Nord-Kivu.

A Kinshasa, la communauté Nande s’est jointe à elle et la contestation a gagné en ampleur. Un sit-in a été observé vendredi 29 novembre devant le siège de la Monusco dans la commune de la Gombe pour exiger le départ des Casques bleus de la Monusco du sol congolais.

Pour les manifestants la présence de la force Onusienne à l’Est de la RDC, précisément à Beni, représente l’insécurité auprès des civils.

“Nous ne voulons plus de Monusco dans notre territoire. On en a marre des tueries à Beni. Que la Monusco parte pour laisser les FARDC faire leur travail“, a déclaré un des manifestants.

Pour les Nande de Kinshasa, la Monusco est le seul danger à l’Est. “Il n’y a pas des ADF à l’Est, les vrais ADF sont la Monusco. Ce sont des casques bleus eux même qui sont des principaux rebelles qui tuent nos compatriotes à Beni” poursuit-il.

La manifestation s’est ébranlée de la place de la Gare centrale de Kinshasa pour chuter devant le siège de la Monusco où ils ont déposé un mémorandum.

Pour rappel, le 25 novembre 2019, un camp de la Monusco a été envahi par des manifestants à 14 heures à Beni où des affrontements ont éclaté lors desquels les forces de sécurité congolaises ont tiré à balles réelles pour tenter de disperser la foule.

Les habitants ont ensuite dénoncé depuis jeudi “l’inaction” des Casques bleus face aux tueries à répétition attribuées aux ADF dans la région.

À l’origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans hostiles au président Yoweri Museveni, qui se sont repliés dans l’est du pays en 1995.

Raymond Befonda

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