Le Premier ministre interdit la rétrocession des quotités sur les frais d’inscription et de minerval des étudiants

Plus question de percevoir des quotités sur les frais d’inscription et de minerval des étudiants dans les universités et instituts supérieurs de la République Démocratique du Congo, telle est la mesure signifiée par le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba au ministre de l’enseignement supérieur et universitaire, Thomas Luhaka, en marge de la rentrée académique 2019-2020.

Dans sa note d’information, le chef de l’exécutif a motivé sa démarche par le fait que cette pratique illicite impacte négativement le fonctionnement des établissements de l’enseignement ainsi que les conditions sociales du personnel enseignants et d’études des étudiants : «  Depuis plusieurs années, les universités et les instituts supérieurs sont atteints à rétrocéder  au ministère de l’ESU ainsi qu’à plusieurs de ses entités diverses quotités prélevées sur les frais d’inscription et de minerval payés par les étudiants. Aussi, afin de remédier autant que possible à cette situation dommageable pour l’enseignement national, à dater de la rentrée académique 2019-2020, toute rétrocession des quotités des frais d’inscription et du minerval au ministère de l’enseignement supérieur et universitaire ainsi qu’à toutes les entités de l’ESU est interdite, excepté le fond pour la promotion de l’éducation. »

Il faut noter que plusieurs plaintes ont été enregistrées quant aux bénéfices que cette aubaine a toujours procurés à plusieurs directions du secrétariat général de l’ESU sans oublier celle des services académiques de la part des établissements supérieurs. Pour le ministre de tutelle qui a lancé lancée l’année académique 2019-2020 le mardi 15 octobre dernier, cette décision rentre dans la vision du chef de l’état qui souhaite que l’université devienne un centre de formation des cadres spécialisés devant constituer un point d’appui majeur pour le développement des sciences, des technologies et d’innovations dont le pays a besoin pour garantir son développement et sa stabilité nécessaire à sa vocation régionale, continentale et mondiale.

Jacques Kalokola       

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