102 pêcheurs congolais de Kyavinyonge croupissent dans la prison centrale de Mubuku, en Ouganda, sans suivi politique ni juridique depuis juillet 2018, informe la Fédération des Comités des pêcheurs individuels du lac Edouard, FECOPEILE.
Cette organisation informe et rappelle les autorités congolaise que lesdits pêcheurs étaient arrêtés sous prétexte qu’ils auraient traversé la frontière et pêché dans les eaux ougandaises sans les preuves car la frontière liquide du lac Edouard n’est pas balisée et n’est pas visible par les pêcheurs congolais et ougandais.
Arrestations récurrentes et injustifiées
La fédération des comités des pêcheurs individuels du lac Edouard dénonce également les arrestations récurrentes des pêcheurs congolais et saisis continuels de leurs engins de pêche sur le lac Edouard par la force navale ougandaise, ce qui accroitrait l’effectif des pêcheurs arrêtés et des engins de pêche saisis en Ouganda, des actes qui augmentent les conflits congolo-ougandais avec un impact négatif sur le développement et la sécurité des pêcheurs dans la sous région.
Pour anticiper les conflits transfrontaliers liés à la pêche entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo, la FECOPEILE appelle les autorités compétentes des deux gouvernements à prendre des décisions pouvant ramener la paix et le développement durable dans la sous région. Ceci dans le respect strict d’une pêche responsable au profit des communautés locales et riveraines du lac Edouard des deux pays.
Ministère des Affaires étrangères interpellé
Pour contribuer à la protection des ressources halieutiques pour une exploitation rationnelle en sécurisant les pécheurs congolais et leurs engins de pêche sur le lac Edouard dans la zone transfrontalière et dans sa partie sud-ouest, le président de la fédération des comités des pêcheurs individuels du lac Edouard, Josué Kambasu Mukura, demande l’implication personnelle du ministre en charge des Affaires étrangères et intégration régionale, pour l’effectivité de la libération des pêcheurs congolais arrêtés et condamnés en Ouganda, d’entrer en contact avec ses homologues ougandais pour baliser la frontière liquide et initier des patrouilles conjointes sur la frontière, pour la sécurisation et la protection des ressources halieutiques dans cette zone, et ainsi réduire les conflits liés à la pêche dans la zone transfrontalière.
AMOUR IMANI Christian