Félix Tshisekedi honore les FARDC avec des retraites et un centre d’imagerie ultra moderne

Des retraites et un nouveau centre d’imagerie par les FARDC. Une double cérémonie a eu lieu ce samedi 29 juin 2019 au Camp Kokolo à Kinshasa en présence du ministre ad intérim de la Défense, Anciens Combattants et Réinsertion, Michel Bongongo et le ministre honoraire Atama Tabe, accueillis pour la circonstance par le Chef d’Etat-major général Célestin Mbala et le Commandant Corps de santé Militaire, le général Major John Kakudji.

L’ex-ministre de la Défense, Atama Tabe et les officiers des FARDC

Dans son mot de bienvenu, le numéro un du Corps de santé a remercié le Président de la République, Chef de l’Etat et commandant suprême des Forces Armées Congolaise, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, pour son implication personnelle dans l’amélioration des conditions de santé des militaires et leurs familles, tout en soulignant que l’inauguration de cette nouvelle salle d’imagerie entre dans le cadre du programme de 100 jours du Chef de l’Etat. Il a ensuite remercié le Chef d’état-major général des FARDC pour sa plaidoirie en vue de l’amélioration du social des militaires et  de leurs dépendants.

En effet, dans un bref aperçu historique, le Général Kakudji John  a rappelé qu’en 1920 ce complexe hospitalier doté d’un service d’imagerie moderne fut un établissement construit en un seul bloc, une infirmerie de la force publique destinée aux soldats indigènes.

En 1972, il fut transformé en un centre de santé pilote,  et en 1985, comme centre médico- chirurgical militaire doté d’un service de radiologie à l’état embryonnaire. Depuis ce temps, il a connu un fonctionnement par soubresaut rythmé par vétusté des machines. Ainsi, un plan masse fut initié et qui permit la construction du Centre Médical Militaire National d’une capacité de 207 lits en temps de paix et 414 lits en temps de guerre.

Il a enfin souligné que cet Hôpital Militaire Général fut transformé en un Hôpital  Militaire Central par l’ordonnance n013/013 du 17 juin 2013 portant organisation et fonctionnement de corps. Il est une structure de soin du 13è échelon de l’armée et a aussi pour mission la prise en charge efficiente  des blessés de guerre et la formation du personnel : « l’inauguration du service d’imagerie médicale  numérisée de dernière génération permet à cet hôpital d’améliorer le niveau des soins de ses patients. Acquérir les équipements aussi modernes est une chose, pour les installer et dans quelles conditions est une autre. C’est ainsi que l’expertise  du corps de génie militaire a été mise à contribution pour construire le bâtiment que vous voyez devant vous et en effectuant des aménagements nécessaires en vue de permettre le bon fonctionnement de ce service d’imagerie médicale et son intégration dans le plan de l’hôpital. »

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Des travaux d’envergure pour les installations médico-sanitaires

Il a noté aussi qu’après multiples études sur terrain, la solution retenue et exécutée a concerné : 1.la construction juxtaposée de l’extension du bloc d’imagerie pour abriter le scanner ainsi que les services annexes ; 2. La réhabilitation de l’ancien bloc de l’imagerie déjà dans un état délabré ; 3. La radio protection par le plombage des murs, pores et fenêtres ; 4. La reconstruction d’un corridor de  45 m assurant la libre circulation des personnes et ambulants ; 5. Le réaménagement du parking, 6. Le remplacement de transformateur de 300 KVHA à celui de 630 KVHA pour prendre tous les besoins de l’Hôpital et ses annexes et, dans un avenir proche, un service d’imagerie à raisonnante magnétique et enfin 7. L’acquisition de la mise en service d’un générateur électrique d’une capacité de 250 KVHA comme une unité de secours capable de prendre en charge tout l’hôpital et la morgue en cas du coupure d’électricité de la SNEL.

Le Numéro un du Corps de Santé des FARDCS a aussi notifié qu’en gros ces travaux réalisés ont permis à cette institution de se doter de deux salles d’échographie, un bloc de radiologie, un bloc de scanner, deux salles d’attentes et deux locaux administratifs pour un coût total de 220.000$ US et tous réalisés par le corps de génie militaire dans un délai de 4 mois. Il a enfin exprimé sa satisfaction quant à ce : « Loin d’être un simple slogan, le programme d’urgence de 100 jours du Commandant suprême est pour les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, en général, et pour le Corps de Santé Militaire en particulier, un levier de développement, lequel, bien exploité, va permettre la montée en puissance du corps de Santé actuel. En effet, cet élan nouveau s’inscrit dans le cadre de la réforme dont le trépied est l’équipement, la formation et le casernement. » 

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Rénovation des infrastructures des FARDC

Ce dernier a annoncé la poursuite de cette réforme par la rénovation des infrastructures ;  la construction d’autres hôpitaux militaires comme l’Hôpital militaire de garnison du Camp colonel Tshatshi ; l’acquisition et la dotation en produit pharmaceutiques, matériels et équipements nouveaux.

Enfin, le général Major Kakudji a rassuré au Ministre ayant la Défense Nationale, Anciens Combattants et Réinsertions que ces équipements seront  utilisés à bon et scient pour le bénéfice de la population militaire et il sera personnellement regardant pour son fonctionnement et sa maintenance.

Par ailleurs, l’intéressé a demandé à l’autorité de tutelle de confier au Corps de Santé Militaire la gestion de cet outil qui nécessite une main d’œuvre appropriée et qualifiée, capable de veiller à la maintenance de ces équipements aussi élaborer un partenariat pour un transfert de compétence avec d’autres structures au profit de l’Hôpital Militaire, une mesure à court terme dont l’idéal est d’obtenir des bourses de spécialisations dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale de renforcement de capacité  du personnel.

Le QG du corps de santé militaire des FARDC

Pour sa part, le Représentant de Général Electric et Directeur Général Projets pour l’Afrique Subsaharienne, Monsieur Martial KOUADI, dont l’entreprise a apporté cette nouvelle technologie à son partenaire local en RDC à travers l’Hôpital Militaire du Camp Kokolo a souligné que ce projet est exécuté selon les standards internationaux en intégrant des équipements de génie à la pointe de la technologie.

Matériel ultra-moderne

Les Avantages : une imagerie équipée d’un scanner révolution ACT pouvant recevoir plus de 200 patients par semaine avec une restitution numérisée des résultats et un traitement en temps réel. Il est désormais possible de subir un traitement une analyse des données et un traitement à distance. Les médecins pourront user davantage de la collégialité ; un appareil de radiologie fixe pour améliorer la qualité d’image, la rapidité de leur acquisition et un diagnostic plus rapide ; un système de gestion pour le partage en réseaux de traitement à distance ; des appareils d’échographie en 2D, 3D et 4D qui facilitent les examens.

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Tout ceci pour de meilleures qualités d’image : « Ce projet pilote d’imagerie médicale sera très certainement une vitrine du savoir-faire et de la collaboration entre Général Electric, Transfer Technologies Congo et les autorités militaires en matière des populations congolaises. » a-t-il dit.

Ce dernier qui a été accompagné par ses partenaires traditionnels dont l’Administrateur Général de Transfer Technologies Congo, Monsieur Bene Beza Gatera, et Madame Patricia Ngnoumen, la chargé de l’Afrique Centrale de Général Electric en matière de santé,  remercié le Président de la République, le Ministre de la Défense Nationale et le Chef d’Etat-major Général tout en soulignant la disponibilité de son institution en matière d’une infrastructure de santé pour le bien-être des populations congolaises, afin de faire bénéficier aux acteurs de santé de la RDC de son expertise en matière de conception et de mise en œuvre de projet de santé à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

Plus besoin de soins à l’étranger

Le Général Major Célestin Mbala, Chef d’Etat-major Général des Forces Armées de la RDC a signifié à l’assistance qu’avec cette nouvelle technologie plus question de transférer les militaires malades et leurs dépendants à l’étranger d’autant plus que la prise en charge des malades passe localement par un bon diagnostic, ceci permettra aussi  une gratuité aux bénéficiaires sans oublier l’accès de la population civile à cet expertise de qualité à faible revenu. Il a noté aussi que d’autres projets pilotes sont en cour à Kitona, à Kamina et bientôt à Kisangani.

Pour l’allocation sociale, il a notifié qu’un  Fonds de santé pour l’achat de produits pharmaceutiques et de petits matériels médicaux a été mis en place pour l’amélioration des conditions de santé des militaires.

Le Ministre Michel Bongongo, a rappelé que cet acte de haute portée politique et sociale du Commandant des Forces Armées tire sa substance de l’article 195 de la loi n013/005 portant statut du militaire congolaise qui dispose que l’officier ou sous- officiers ou ses ayant – droits bénéficient, selon les cas, des Allocations de fin de carrière, des soins médicaux, des frais de rapatriement et des frais funéraires : « Par cet acte, le Président de la République, Chef de l’Etat, nous fait savoir que désormais, tout militaire retraité aura à percevoir ses Allocations de Fin de carrière selon un calendrier qui sera progressivement publié par le Ministère de la Défense, Anciens combattants et Réinsertion. »

Ainsi, 325 autres militaires retraités de 3013, ont reçu chacun une enveloppe pour permettre à ces vaillants combattants de se réinsérer dans la vie civile.

Jacques Kalokola   

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