Mobiliser les recettes pour une Afrique plus forte

La 52ème session de la conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique ouverte lundi 25 mars à Marrakech au Maroc s’est clôturée ce mardi 26 mars 2019.

En prélude de cette rencontre de haut niveau, la réunion des experts des pays Africains qui elle s’est ouverte mercredi 20 mars 2019. Pendant trois jours, soit du 20 au 23 mars, ces experts ont échangé sur les différents défis qui se dressent devant le continent africain et la possibilité pour les pays africains d’atteindre les Objectifs de Développement Durable, ODD, à l’horizon 2030, et par ricochet, l’agenda 2063.

La cérémonie a connu deux temps forts: la cooptation des membres du nouveau bureau pour un mandat de 5 mois en remplacement à l’ancien bureau dirigé jusque-là par le soudanais Elsadig Bakheit Ilfaki qui a cédé le bâton de commandement au secrétaire général du ministère marocain des finances et économie. Il a exhorté le continent à adopter l’ère du numérique pour élargir sa base de revenus, créer des emplois des jeunes afin de relever des défis.

La Directrice du bureau sous régional de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) Afrique du Nord, Lilia Naas Hachem, a relevé  les multiples défis auxquels est confrontée l’Afrique qui va représenter un quart de la population mondiale active. Ce qui constitue un potentiel énorme à exploiter. Et le numérique va y jouer un rôle essentiel, a t-elle ajouté. Voilà pourquoi,  la COM 2019 va être pour n’a les experts voire les ministres une occasion d’examiner tant les politiques que les cadres nécessaires pour faciliter la mise en place de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECA)  et réaliser ainsi les objectifs du développement durable ODD d’ici 2030 et l’agenda 2063.

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La secrétaire exécutive de la CEA de son côté a assuré que les pays africains sont à même d’accroître les ressources pour financer leur développement. L’exemple des pays tels que l’Afrique du sud et le Rwanda est éloquent, a indiqué Vera Songwe. Car pour elle, ce pays sont aujourd’hui en mesure de tirer profit des nouvelles technologies pour accroître la collecte des recettes. En réalité, une économie typique africaine prélève environs 16  de son PIB à l’exception du Maroc qui en collecte à ce jour 25 pourcent. Avec une population croissante en âge de travailler, des terres arables abondantes et surtout une multitude d’autres ressources. Des atouts qui constituent des conditions préalables à une transformation économique rapide au cours de la prochaine décennie. Pour garantir la mobilisation des ressources publiques et les investissements de qualité nécessaires au changement structurel, il faut des politiques réactives et susceptibles de favoriser les rendements et permettre aux économies de participer pleinement à un monde de plus en plus interconnecté.

Le dernier à prendre la parole, le directeur de politique macroéconomique de la CEA, Adam qui croit dur comme fer que l’Afrique peut faire la différence. Ceci passe par une mobilisation tous azimut des ressources tant publiques que privées en luttant efficacement contre la fraude, l’évasion fiscale et tant d’autres maux qui ruinent les économies africaines. Dans cet élan, la numérisation est une opportunité en or qui s’offre à l’Afrique pour faire un bon impressionnant.

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