Elections des sénateurs : des mesures importantes attendues ce lundi

C’est dans un communiqué signé par le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat que l’opinion a appris qu’une importante réunion a réuni le samedi 16 mars dernier autour du Président de la République, Félix Tshisekedi, le Président de la Cour Constitutionnelle, Monsieur Faustin Luamba, le Président et vice-président de la Céni Corneille Naanga et Jean Bashengezi ainsi que les délégués des militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, avec un seul point à l’ordre du jour : la préservation de la crédibilité du processus électoral et la paix sur l’ensemble du territoire national.

En effet, cette réunion fait suite aux troubles enregistrés après la proclamation des résultats des élections sénatoriales où le FCC s’est taillé une fois de plus la part du lion au détriment du CASH pour le changement au pouvoir. Cette situation qui a dégénéré a causé des pertes en hommes et en matériels. Tel fut le cas d’un policier tué à Mbuji Mayi dans la province du Kasaï oriental alors qu’il était de garde à la résidence d’une candidate du FCC, dont la maison a été vandalisée. Même situation à Kinshasa, où les combattants ont recherché tous ces trois derniers jours leurs douze représentants à l’Assemblée Nationale ainsi que leurs responsables au Secrétariat National. Ces derniers, prudents, n’ont pas donné signe de vie : « Ils sortiront de leurs cachettes une fois leurs cagnottes finies et ils auront leurs supplices bien mérités, bande de corrompus », ne cessent de marteler les combattant irrités, qui rôdent désormais jours et nuits à bord des motos communément appelés « wewa ». Pour le Secrétaire Général adjoint de l’UDPS, une audition de tous les députés provinciaux surtout ceux de Kinshasa est une urgence : « Nous devons savoir qui a fait quoi dans cette affaire pour établir les responsabilités d’un chacun », a-t-il insisté.

Par contre, du côté de l’UDPS Matshipitsha, les sympathisants de Lubumbashi sont catégoriques : il faut purement une radiation du parti de tous ces députés provinciaux : « puisqu’ils se sont déjà payés leur dû pour toute leur vie à 20.000 $, pourquoi les garder dans notre parti qui combat la corruption ? » a dit le porte-parole de cette structure avant d’ajouter : « Nous sommes venus effectivement dénoncer l’ampleur de la corruption au niveau institutionnel dans ce pays qui ne permettra pas à notre président de bien gouverner ».

En somme, les militants de l’UDPS accusent le FCC d’asseoir sa suprématie au parlement congolais sur fond de corruption.

Jacques Kalokola

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