Procès de militaire meurtrier à Goma

Le procès du présumé meurtrier de trois personnes, survenu le mardi 10 avril dernier dans un restaurant du quartier Majengo, commune de Karisimbi à Goma, a débuté ce samedi 13 avril 2024 au tribunal à l’auditorat militaire du Nord-Kivu. Endondo Engule Jojo, soldat de deuxième classe du 134e bataillon de la Garde républicaine, comparaît devant le ministère public à l’auditorat militaire, siégeant en audience foraine à Goma.

Lors de cette première audience, le ministère public a requis la peine de mort pour meurtre et dix ans de servitude pénale pour dissipations de munitions de guerre. La partie civile, quant à elle, souhaite que le tribunal condamne le présumé meurtrier ainsi que l’État congolais pour avoir recruté des militaires non instruits et demande le paiement de 30 000 dollars américains aux familles des victimes.

Elle a également demandé que ce militaire soit le premier à exécuter la peine de mort pour servir d’exemple.

Signalons que l’accusé avait tenté, le 10 avril dernier, de dérober les téléphones et portefeuilles de trois civils dans un restaurant au quartier Majengo. Ces jeunes, n’ayant pas cédé aux intimidations, ont été abattus sur place par le soldat.

Plusieurs preuves contre l’accusé

Les preuves contre Endondo Engule Jojo, le soldat accusé du triple meurtre à Majengo, sont présentées lors du procès en cours.

Des témoins oculaires ont déposé devant le tribunal, affirmant avoir vu l’accusé lors de l’incident. Leurs dépositions peuvent fournir des informations cruciales sur les événements qui ont conduit aux meurtres. Par ailleurs, les experts en balistique ont analysé les munitions utilisées lors de la fusillade.

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Ils peuvent relier ces munitions à l’arme de l’accusé et déterminer si elles correspondent aux blessures infligées aux victimes. Les objets saisis sur les lieux du crime, tels que les téléphones et les portefeuilles des victimes, peuvent être utilisés comme preuves. Ils pourraient contenir des empreintes digitales ou d’autres indices liés à l’accusé.

De plus, les rapports d’autopsie fournissent des détails sur les blessures subies par les victimes. Ces informations peuvent aider à établir la chronologie des événements et à confirmer la responsabilité de l’accusé.

En revanche, si des caméras de surveillance étaient présentes dans le restaurant, les enregistrements vidéo pourraient montrer l’accusé en train de commettre les actes criminels.

Il revient donc au tribunal de peser ces preuves et de décider de la culpabilité ou de l’innocence de l’accusé.

Criminels opérant à Goma arrêtés par la police
Criminels opérant à Goma arrêtés par la police

Emotion des familles des victimes

Les familles des victimes réagissent au procès avec une grande émotion et une profonde douleur. La perte de leurs proches dans des circonstances aussi tragiques les a profondément marquées. Elles attendent que justice soit rendue et que l’accusé soit tenu responsable de ses actes. Leur espoir est que ce procès aboutisse à une condamnation appropriée et qu’il serve d’exemple dissuasif pour d’autres.

Cependant, elles vivent également avec le fardeau de la perte et cherchent à trouver un sens à cette tragédie. Leur présence au tribunal est à la fois un acte de courage et un moyen de rendre hommage à leurs proches disparus. Lire auss :Goma : 3 personnes fusillées à bout portant en pleine journée – Infocongo