Tripartite RDC-Angola-RSA, réunion des ministres des Affaires étrangères

Le développement économique et la crise dans l’est de la RDC ont mobilisé les ministres des Affaires étrangère de la tripartite RDC-Angola-RSA. C’est dans ce cadre que des délégations de la RDC, de l’Angola et de l’Afrique du Sud ont échangé, dimanche 19 mars à Kinshasa, sur la mise en place d’une feuille de route, visant à consolider la paix dans l’Est du Congo et approfondir un partenariat stratégique et durable entre les trois pays.

Mise en place depuis aout 2013 entre les gouvernements de la République d’Angola, de la République d’Afrique du Sud et de la RDC, cette tripartite touche aux domaines de coopération politique et diplomatique, de la défense, de la sécurité et l’ordre public, de la gouvernance locale et au développement économique, social et aux infrastructures.

Les résultats concrets attendus de la tripartite sont la consolidation de la paix dans l’Est de la RDC, où des groupes armés sévissent depuis des années, et le renforcement de la coopération politique, diplomatique, économique, sociale et sécuritaire entre les trois pays.

Des rapports seront faits aux chefs d’Etat respectifs par les ministres des Affaires étrangères correspondants, afin que la diplomatie régionale regarde dans la même direction et travaille pour les mêmes objectifs stratégiques.

Ministre Sud-africaine des Affaires étrangères

Projets de développement économique et social

Il existe plusieurs projets de développement économique et social entre les trois pays, notamment :

Le projet de construction du corridor économique entre la RDC et l’Angola, qui vise à améliorer la connectivité routière et le commerce transfrontalier entre les deux pays ; le projet Kin Elenda, qui bénéficie d’un financement de 500 millions de dollars de la Banque mondiale, et qui vise à renforcer la résilience urbaine et l’accès aux services et aux opportunités à Kinshasa, la capitale de la RDC; la coopération régionale dans le cadre du Fonds monétaire international (FMI), qui soutient les efforts des pays d’Afrique subsaharienne pour faire face aux conséquences économiques et sociales de la pandémie de COVID-19.

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Ce projet offre plusieurs services et opportunités aux habitants de Kinshasa, tels que :

L’amélioration de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à l’électricité, aux transports publics et aux espaces verts ; le renforcement de la capacité des autorités locales à gérer les risques climatiques et à planifier le développement urbain durable, la création d’emplois et de revenus pour les jeunes et les femmes, notamment dans les secteurs de l’économie verte et de l’économie numérique.

250 millions de dollars américains

Le coût du projet du corridor économique entre la RDC et l’Angola est estimé à environ 250 millions de dollars, dont 165 millions de dollars sont financés par la Banque africaine de développement (BAD). Le projet comprend l’aménagement de la route Mbuji-Mayi-Kananga, longue de 288 km, qui relie les deux pays.

Ce projet du corridor économique entre la RDC et l’Angola présente plusieurs avantages, tels que :

Construction de la route Mbuji-Mayi-kalamba Mbuji

L’amélioration du commerce transfrontalier et de l’intégration régionale entre les deux pays. – L’amélioration de la fluidité, de la sécurité et de l’accessibilité du réseau routier congolais ; la création d’emplois et de revenus pour les populations locales, notamment lors des travaux de construction.

Phases du projet du corridor économique entre la RDC et l’Angola

Le projet du corridor économique entre la RDC et l’Angola comporte au moins deux phases. La première phase concerne l’aménagement de la route Mbuji-Mayi-Kananga-Kalambambuji et du poste frontalier de Kalambambuji, tandis que la deuxième phase concerne la construction d’un pont frontalier à Kalambambuji (RDC) et Shikolondo (Angola).

LNotons que la phase 1 du projet du corridor économique entre la RDC et l’Angola a été approuvée par la Banque africaine de développement le 23 novembre 2022. La durée de cette phase est estimée à 48 mois, ce qui signifie qu’elle devrait être achevée vers la fin de l’année 2026. Lire aussi : Le Parlement angolais donne le feu vert à l’envoi de 500 soldats en RDC