Les enseignants des écoles catholiques du Haut-Katanga sont entrés en grève ce lundi 4 octobre, boudant expressément la rentrée scolaire. Ils réclament notamment le paiement de toutes les nouvelles unités, et le paiement des deuxièmes et troisièmes paliers.
Selon Kadi Ilunga, responsable du syndicat des écoles catholiques (SYNECAT) dans la ville de Lubumbashi, les enseignants dénoncent le non-respect du cahier des charges soumis au gouvernement congolais.
« Nous avons posé depuis le 13 septembre dernier des conditions pour la reprise des cours. Il s’agit notamment de la paie de toutes les nouvelles unités, le paiement des deuxièmes et de troisièmes paliers mais aussi la suppression des barrières salariales », a déclaré samedi dernier Kadi Ilunga.
A Lubumbashi, chef-lieu de la province, plusieurs écoles sont restées sans enseignants. Au collège saint Boniface Kitumaini de la commune de Kamalondo, les élèves du cycle d’orientation, sont venus mais les enseignants sont absents. Même situation au collège Imara, aux lycées Twendelee, Wema et Tshondo.
Néanmoins, les responsables scolaires tiennent au respect du calendrier et pensent que la solution sera trouvée aux revendications des enseignants.
« Les enseignants sont en grève, nous tenons au respect du calendrier scolaire. Nous pensons que la situation sera décantée le plus tôt possible pour permettre aux enfants de débuter les cours », se convainc un responsables d’une école catholique en grève à Lubumbashi.
Dans les écoles privées de la ville, les cours ont lieu dans une ambiance timide avec des effectifs réduits, tandis que d’autres écoles sont carrément vides.
Pendant ce temps, Tony Mwaba, le ministre de l’enseignement primaire secondaire et technique (EPST) est à Mbuji Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental où il procède au lancement de l’année scolaire 2021-2022. Lire aussi: EPST : une rentrée scolaire en pointillé