Ayubangira Safari

L’état de siège en territoire de Masisi laisse quelques traces sur le plan sécuritaire.  C’est notamment la reddition de certains éléments des groupes armés dans la chefferie de Bashali. C’est ce qu’a fait savoir le député national élu de Masisi, Ayobangira safari, dans une exclusivité accordée à infocongo.net ce jeudi 02 septembre 2021.

L’élu de Masisi révèle que depuis l’état de siège, il s’observe une accalmie dans plusieurs agglomérations, mais beaucoup reste à faire pour arriver au niveau des opérations militaires attendues par la population, en ce qui est de cette période exceptionnelle décrétée par le président de la République démocratique du Congo pour restaurer la paix au Nord-Kivu et en Ituri.

Sur l’axe Kaanja-Nyabiondo dans la chefferie de Bashalin où l’on signale actuellement des embuscades tendues par des éléments des groupes armés, l’honorable Ayobangira Safari parle d’une certaine complaisance des forces loyalistes par rapport aux groupes armés qui contrôlent ce milieu. Pour lui, il faut un recadrage de l’état de siège dans les zones jugées rouges, notamment à Beni et Irumu, tout en renforçant la logistique des FARDC et les services de renseignement.

« Pour l’état de siège, nous voulons que les FARDC puissent mettre fin à l’activisme de tous les groupes armés sans exception.  Et nous sommes pour un recadrage de l’état de siège en termes de zones chaudes qui sont Beni et Irumu.  Mais il faudra un renforcement de nos forces loyalistes en effectifs et logistique, et surtout en renseignements. Tout ceci demande un moyen, un budget conséquent alloué aux militaires, tout en évitant le problème de détournement, en mettant hors d’état de nuire les complices », a indiqué l’élu de Masisi, Atobangira Safari.

Pour rappel, pas plus tard que le mardi 31 août dernier, deux éléments FARDC ont été tués et un taximan-moto blessé dans une embuscade tendue par des bandits armés sur le tronçon Nyabiondo – Kaanja dans le groupement Baphuna en secteur Osso-Banyungu, dans le territoire de Masisi.

Selon la société civile, coordination du territoire de Masisi, ces deux militaires assassinés se rendaient à Kaanja pour retrouver leur poste de travail où ils ont été affectés récemment. Lire aussi: Beni :16 morts dans une nouvelle embuscade ADF près d’Oïcha

Amour Imani Christian

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