UNC réunion de crise

L’UNC a suspendu la participation de ses cadres à toutes les réunions politiques de l’Union sacrée et du CASH, et a chargé son Secrétaire général d’étudier toutes les possibilités d’un partenariat politique pouvant aboutir à la libération de son leader Vital Kamerhe, condamné depuis hier mardi en instance d’appel à 13 ans de réclusion criminelle, indique une déclaration écrite publiée mercredi soir, au terme d’une réunion de ses instances de décision.

Je t’aime, moi non plus

Ces décisions apparaissent déjà comme une première réaction à la condamnation de Vital Kamerhe, que ses partisans considèrent comme injuste et politiquement motivée.

L’UNC, partenaire stratégique du CASH à travers les accords de Nairobi et partie prenante aux côtés de l’UDPS du Président Félix Tshisekedi dans la gestion du pays, navigue pratiquement entre deux eaux depuis la condamnation de son Président national Vital Kamerhe, ancien Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, accusé injustement pour ses partisans, de détournement des fonds publics dans l’affaire du programme des 100 jours du Président de la République.

UNC réunion de crise
UNC en réunion de crise

Présente de manière significative au Gouvernement, membre du Groupe parlementaire CASH au Parlement, avec des sociétaires importants dans le Cabinet du Chef de l’Etat, l’UNC est aujourd’hui écartelée entre sa loyauté et le respect de ses engagements politiques vis-à-vis le Président Félix Tshisekedi, et sa volonté de voir son leader recouvrer une liberté dont il a été privé par le même Félix Tshisekedi, selon l’entendement tacite de la haute direction de l’UNC.

Le problème de l’UNC aujourd’hui, semble celui de se définir une ligne de démarcation entre la rupture avec un partenaire au sommet du pouvoir et qui lui procure des dividendes substantiels de l’exercice du pouvoir, mais qui en même temps, se trouve être le principal coupable de l’embastillement de son Président.

Choix cornélien

Un choix cornélien que nombreux au sein du parti hésitent à opérer pour des raisons de réalisme politique pour certains, et par opportunisme pour d’autres.

Pour ceux d’entre-eux qui sont dans les institutions, une rupture serait un choix dramatique qui équivaudrait à se priver des fastes et des avantages que procurent l’exercice du pouvoir, et un retour sans escale à la case opposition, où de notoriété publique, sévit de manière permanente, la dévastatrice épidémie de pochevid-19.

Sauf qu’aujourd’hui, l’UNC se retrouve à la croisée des chemins qui ne lui laisse plus beaucoup de choix. Elle devra soit se déterminer politiquement de manière claire pour sa crédibilité en tant que force politique, soit capituler face à un partenaire puissant qui veut le maintenir sous sa dépendance, et sacrifier ainsi son leader qui, peut-être par naïveté, avait crû à la vertu de la reconnaissance éternelle en politique.

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