Retrait de la MONUSCO : Sama Lukonde et le Gouv Théo Ngwabidje pas vraiment d’accord

Le Premier ministre Sama Lukonde a annoncé lundi après la publication de son gouvernement, qu’il va poursuivre des discussions avec les responsables de la mission onusienne en RDC pour que des préalables qui retardent le retrait de la MONUSCO soient rencontrés.

Selon Sama Lukonde qui a eu récemment des entretiens avec la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keika, il y a un plan de retrait de la mission onusienne :

« Il a été fait mention du plan de désengagement de la MONUSCO, parce c’est un plan déjà existant, mais sur lequel il y a du retard, parce qu’il y a des préalables. Donc, ce que nous devrons faire, c’est nous atteler à ce que ces préalables soient rencontrés. » 

Sans donner des précisions sur ces préalables, le Premier ministre a cependant indiqué qu’il est « question de responsabilité et de sécurité (…), il faut agir prudemment. »

Le grand amour de Ngwabidje pour la Monusco

Cependant, au Sud-Kivu, le gouverneur Théo Ngwabidje, luiplaide pour le renfoncement de la MONUSCO en vue rétablir la paix. Le même lundi, devant la presse également, le gouverneur de province a salué la collaboration avec la mission onusienne en RDC dans la recherche de la paix et dans la construction des infrastructures. 

« La MONUSCO c’est un grand partenaire stratégique pour la RDC et je tiens à saluer le travail que réalise aujourd’hui le bureau de la MONUSCO/Bukavu. La bonne collaboration de travail et d’entente entre moi et le chef de bureau MONUSCO, Karna Soro, je pense que nous allons continuer de travailler ensemble pour la recherche de la paix », a affirmé Théo Nguabidje. 

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« Je n’oublie pas de saluer aussi l’apport de la MONUSCO dans les déplacements du gouverneur de province, de fois nous nous déplaçons dans les hauts plateaux avec la MONUSCO et nous pensons que la MONUSCO, comme je l’ai dit à Mme Bintou Keita, il y a quelques jours, il faut absolument que la MONUSCO soit renforcée pour accompagner nos forces de défense pour rétablir la paix et surtout aussi continuer à protéger les civils », a poursuivi le gouverneur de province. 

Théo Nguabidje affirme par ailleurs que la MONUSCO accompagne le gouvernement provincial dans la réhabilitation des infrastructures de base. 

« Aujourd’hui d’ailleurs à Ngomo (RN5 vers Kamanyola) en attendant que le gouvernement central puisse intervenir, nous avons lancé quand même une réhabilitation provisoire, nous avons tenté de le faire aussi avec le concours de la MONUSCO vers les ponts Kala 1, Kala 2 et Kala 3, le pont Runingu reste une priorité et le pont Sange, donc ça demande une intervention urgente du gouvernement central. »

Le désamour du Nord-Kivu

Pendant ce temps, dans la province voisine du Nord-Kivu, on a enregistré 22 morts et de nombreux blessés ainsi que des maisons et commerces incendiés, à la suite des affrontements intercommunautaires, après des manifestations des populations qui exigent le départ de la Monusco. Dans les villes du Nord-Kivu: Beni, Butembo et Goma, la mission onusienne, accusée de passivité face au massacre des populations par les groupes armés, n’est plus tolérée.

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