Tshisekedi katumbi

A l’Union sacrée de Félix Tshisekedi, l’heure est peut-être à la joie avec le basculement attendu de la majorité parlementaire, mais chaque composante affûte ses armes pour faire valoir le moment venu, son apport dans la balance de la victoire, et les dividendes qu’elle en attend en retour de son investissement. Lire aussi: Tribune : Union Sacrée pour la Nation, le choix de bâtir notre destinée

Sous les sourires et les embrassades de façade, se cachent souvent des tractations de coulisses, parfois à la limite des vulgaires chantages.

Lundi dernier, le représentant d’une des grandes composantes de l’Union sacrée, le député Muhindo Nzangi Butondo, une des personnalités en vue du Regroupement politique Ensemble de Moïse Katumbi, a été le premier à sortir du bois.

Tractations sur fond de chantage

Dans une intervention remarquée sur une radio locale, il a carrément conditionné la poursuite de la participation de son regroupement à l’Union sacrée, au respect par son initiateur Félix Tshisekedi, du cahier de charges d’Ensemble

Autrement dit, au respect par ce dernier, de sa promesse de confier la présidence de l’Assemblée nationale à une personnalité d’Ensemble, ainsi qu’un quota conséquent dans le futur Gouvernement, sans compter des représentants à la Cour constitutionnelle et au futur Bureau de la CENI.

Dans le camp de Moïse Katumbi, où on ne cache pas l’ambition de s’aligner pour les présidentielles de 2023, des noms comme ceux de Christophe Lutundula Apala et de Christian Mwando, ont d’ailleurs commencé à circuler dans les réseaux sociaux.

Hier mardi, c’est un autre député du même regroupement, Gratien Iracan, qui a embauché la trompette pour rappeler que la déclaration de son collègue Muhindo, « engage les 70 députés d’Ensemble, dont le leader est Moïse Katumbi », ajoutant pour bien se faire entendre, que « l’Union sacrée n’a pas droit à l’erreur ».

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Donnant-donnant

Dans la soirée du même mardi, une autre personnalité du même clan, Laurent Onyembe, a encore enfoncé le clou, en affirmant dans un tweet, que « les 70 députés d’Ensemble constituent la plus grande force politique de l’Union sacrée », ajoutant au passage que le respect du cahier de charges des engagements, « sera la condition de la survie de l’Union sacrée, conformément au poids politique ».

Autant des coups de semonces qui sonnent comme des mises en garde à peine voilées, dans une union sacrée où fourmillent déjà des dizaines de potentiels candidats aux différents macarons du pouvoir en perspective.