Lutte contre la corruption : l’Assemblée nationale en croisade

L’Assemblée nationale est en croisade contre la corruption, à travers le séminaire du Réseau des parlementaires africains contre la corruption (APNAC), qui s’est ouvert vendredi 16 octobre, au Palais du peuple.

Cette organisation entend doter ses membres d’outils nécessaires pour un contrôle parlementaire responsable. A cette occasion, la présidente de la chambre basse du Parlement, Jeanine Mabunda, a expliqué la démarche menée par son institution pour mettre à jour les outils de lutte contre la corruption qui menace la paix et la cohésion nationale. Elle a ainsi rappelé que plusieurs propositions de lois sont en plein examen pour renforcer les sanctions liées à la corruption.

Pour sa part, le président de l’APNAC-RDC, Pasi Za Pamba, a décrit la corruption et ses effets néfastes sur la société : « Ce fléau décourage l’investissement et fausse le jeu démocratique ». Selon lui, les corrupteurs et corrompus sont intelligents et félins avec une longueur d’avance et qu’il faut des bons outils pour un contrôle parlementaire et citoyen susceptible de produire des résultats.

La contribution de l’APLC attendue

Par ailleurs, le coordonnateur de l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC), Maître Ghislain Kikangala est attendu à ce séminaire, ce samedi 17 octobre. Devant les élus, il devra expliquer l’apport de son service dans la lutte contre la corruption, et parler de la mission et de l’approche de l’APLC dans le combat contre la corruption en RDC.

Ghislain Kikangala, Coordonnateur de l’APLC

On imagine ainsi que dans son intervention, Me Kikangala ne manquera pas de jeter les ponts d’une collaboration efficace entre l’APLC et le Réseau des parlementaires africains contre la corruption.

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Pour rappel, l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption est l’autorité nationale de référence en matière de lutte contre la corruption en RDC. Elle est une agence spécialisée de la présidence de la république créée par ordonnance présidentielle depuis le 17 mars 2020.

Notons que le rapport Transparency international classe la République démocratique du Congo parmi les 15 pays les plus corrompus du monde.

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