Lois Minaku-Sakata : La Société Civile de la Rdc dans la rue ce 30 juin

La Société Civile de la République Démocratique du Congo, SC Rdc, projette une marche de contestation des trois propositions des lois des députés nationaux Aubin Minaku et Garry Sakata, mardi 30 juin.

En effet, c’est dans une déclaration lue par son Coordonnateur national Christopher Ngoy, à l’issue d’un atelier organisé vendredi 26 juin dans la salle du lycée Dr Shaumba, que cette plateforme rejette en bloc les trois propositions des lois sur la réforme de la justice déposées à l’Assemblée nationale par les députés Minaku et Sakata.

Dans sa déclaration, la Société Civile de la Rdc demande à la présidente de l’assemblée nationale Jeannine Mabunda le rejet de ces lois qui ne cadrent pas avec la volonté de la majorité de la population congolaise.

En plus,  elle donne à la chambre basse du Parlement un ultimatum allant jusqu’au 29 juin pour leur retrait. Au cas contraire, la Société Civile de la Rdc prévoit une marche pacifique le 30 juin avec comme point de chute le Palais du peuple, afin de réclamer l’indépendance de la magistrature et initier une pétition pour exiger la dissolution du Parlement.

Une journée des réflexions sur lespropositions de lois Minaku-Sakata

Cette déclaration fait suite à une journée des réflexions sur les propositions des lois de Minaku et Sakata où ont pris part quelques experts de la Société Civile de la Rdc dont Grâce Tshunza, Martin Kavundja, Marie Rose Mutoba et autres.

Pour le Coordonnateur de la SC Rdc, Christopher Ngoy, cette démarche fait suite à la rupture observée entre la population et ses élus à travers les différentes prises de position de part et d’autre depuis le dépôt des trois propositions des lois Minaku-Sakata à l’Assemblée nationale.

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De son côté, le Secrétaire permanent de cette plateforme et Secrétaire général du syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques, Jean Bosco Puna, estime qu’il ya eu trahison  du peuple par ses élus qui ont refusé de prendre en compte les aspirations du souverain primaire dans l’élaboration de ces lois. La présidente du Collectif des femmes et enfants pour la vie et le développement, Cofevid, Mme Félicité Ntanga, invite les femmes de s’approprier cette initiative car elles ont toujours été les plus affectées par mauvaises gouvernances et tous ses corollaires.

Jacques Kalokola   

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