Wanted: Gédéon Kyungu, rebelle récidiviste

Comme dans un film western, on pourrait palcarder dans les rues du pays: wanted Gédéon Kyungu, rebelle récidiviste! En fait, le Président de la République Félix Tshisekedi a ordonné lundi 30 mars,  la traque et l’arrestation immédiate de Gédéon Kyungu, chef de la milice Bakata Katanga, en fuite depuis son insurrection avec  ses miliciens, dimanche, à Lubumbashi, chef lieu de la province du Haut-Katanga.

Et pour cause, les turpitudes de celui qui est connu comme anthropophage, a causé le dimanche 29 mars, mort d’hommes.

Selon la presse présidentielle, le Chef de l’État a pris cette décision au cours de la réunion de haute sécurité qu’il a présidée lundi à la Cité de l’Union africaine, laquelle a mis autour de lui le Chef d’état major général des FARDC, le ministre de la Défense, le conseiller spécial, le vice- Premier ministre en charge de l’intérieur, l’administrateur général de l’ANR, le DG de la DGM et le chef de la maison militaire.

Dénoncer la cachette du récidiviste

Le ministre de la Défense nationale, Aimé Ngoy Mukena, a déclaré à la presse au sortir de la réunion que le Chef de l’État leur a fait part de sa plus grande consternation suite à l’insécurité créée, lundi à Lubumbashi, par Kyungu Gédéon et ses miliciens, causant la mort d’innocents et paisibles citoyens. « Nous avons besoin de l’adhésion de tout le monde pour dénoncer la cachette de ce récidiviste », a-t-il souligné. Pour le ministre de la Défense, Kyungu Gédéon ne peut pas fuir deux fois et continuer à défier l’État continuellement.

Aussi, a-t-il ajouté, le Chef de l’État a ordonné que soit immédiatement instituée une mission de haut niveau afin d’établir les responsabilités de tout un chacun dans cette affaire.

Lire :  Concert de Fally Ipupa à Paris, Un coup de fil de Tshisekedi à Macron

Le ministre de la Défense nationale a indiqué, par ailleurs, que le Président de la République a également déploré le désordre créé ce lundi à Kinshasa par les adeptes de Ne Muanda Semi, chef de la secte mystico- religieuse Bundu Dia Mayala.

Le Chef de l’État a déploré le fait que ces deux événements se déroulent en un moment où le pays est en train de faire face à une guerre asymétrique qu’est COVID-19, qui décime nos populations.

C’était une réunion de renforcement de capacité des responsables aux plus hauts niveaux, qui doivent se rendre sur les lieux pour établir toutes les responsabilités et tirer au clair ce qui s’est passé, a encore dit le ministre de la Défense nationale. Le chef de l’État aimerait également qu’une telle situation ne se répète dans les jours à venir.

Réagissez à l'article

Your email address will not be published.