La 8è édition de la campagne de sensibilisation et de dépistage des maladies gynécologiques organisée au mois de mois de mars de chaque année en faveur des femmes par la fondation des Anges aura une touche particulière cette année.

En effet, cette année, le docteur Antoine Modia, promoteur de cette fondation a inauguré ce samedi 14 mars, le nouveau bâtiment ultra moderne qui accueillera désormais les malades dans le quartier Beau vent derrière le palais du peuple sur l’avenue Mushie dans la commune de Lingwala.
Cérémonie avec une touche scientifique
Comme à l’accoutumé, la fondation des Anges a commencé la journée du lancement de la 8è édition qui va du samedi 14 au mardi 31 mars par une série de conférences avec des experts en gynécologie dont le Professeur Bienvenu Lebwaze des cliniques universitaire de Kinshasa. Ce dernier est intervenu sur la définition et l’épidémiologie des cancers dans le monde, l’Afrique et la Rdc.
Le Docteur Sulu du Centre Nganda est intervenu quant à lui sur l’état des lieux de la prise en charge des cancers gynécologiques en Rdc ; le Docteur Batalansi de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo) a planché sur « l’épidémiologie, clinique et Prise en charge médicale du cancer du sein ».

La conférence s’est clôturée par un rappel des campagnes antérieures par le professeur Modia à la stupéfaction de l’assistance au vu des exploits réalisés par ce médecin de renom en faveur des femmes et cela de manière gratuite.
Pour la coordonnatrice de cette Fondation, Madame Sandrine Modia, chaque année au mois de mars, cette structure soulage tant soit peu les douleurs des femmes en état de nécessité sur les cas gynécologiques divers et pour cette année, une attention particulière est mise sur le cancer du sein.
Sulu et Modia, un duo d’experts

Le responsable du Centre Nganda, le docteur Sulu et Modia de la Clinique des anges, sont deux anciens camarades de faculté et ont en commun trente ans de collaboration. Les deux experts pensent que les deux centres qu’ils viennent d’inaugurer se complèteront naturellement car toute intervention gynécologique est toujours, si pas souvent, une chimiothérapie.
En somme, les deux exigent à l’Etat congolais de faire sa part en ouvrant à son tour un centre de chimiothérapie et pourquoi, doter ces deux centres ultra modernes des moyens conséquents.
Jacques Kalokola