Festival Buku

Tenue dimanche 07 mai 2023,  au temple d’or des Arts libres, le Mont Parnasse de Kinshasa ( siège des muses) appelle-t-on l’Académie des Beaux-Arts de la Gombe, dans la salle d’expositions, pour le compte du 3ème jour du Festival Buku, qui avait débuté le vendredi 05 mai au lieu-dit, que le célèbre bédéiste, dessinateur, illustrateur et  caricaturiste,  en sus designer publicitaire et peintre  Butembo-Congolais, Tembo Kash  a fait savoir à l’assistance l’importance de la  vulgarisation et de l’outillage de la bande dessinée dans un pays hétéroclite.

Selon lui, le concept hétéroclite, se fait expliquer dans ce contexte : « Nous sommes dans un pays sous-doté des outils de la nouvelle technologie de l’information et de la communication, le pays n’a pas une couverture médiatique, presque 20% qui en bénéficient de la NTIC dans l’ensemble population. En sus de ça, illettrisme est élevé, avec la caricature quelqu’un peut comprendre sans mot quelques choses », explique-t- il devant l’assistance, le natif de Butembo, Tembo Kash.

Pays immense, faible couverture Internet

Pour Tembo Kash, le pays monstrueusement étendu, par son aire, la densité informationnelle est tellement peu et déficitaire, en raison d’une couverture de la NTIC drastique et efficiente. Et d’ajouter, jusqu’aux jours d’aujourd’hui, dans certains coins du pays, les gens utilisent les méthodes artisanales, la communication de nos aïeux de l’époque diluvienne, la Lokole smartphone fait rage de même teneur que l’iPhone du génie américain Steve Jobs, d’heureuse mémoire, a afirmé ce célèbre bédéiste congolais.

Pour ce faire, la caricature a joué un rôle majeur et historique et mais aussi fatidique dans le combat qui avait sonné le glas au Maréchal Mobutu, souvenez-vous des journaux Umoja, Le Phare, Le Potentiel, la presse de Matonge, qui a été qualifiée de “presse Rouge”, par les acolytes de l'”Aigle de Kawele”. La BD, a servi au cours du temps à peindre les faits marquants de la société. Ngunza Karl- Bond, ancien Premier ministre de la 2è République, Mungul Diaka, les grands sorciers de la secte Prima Curia, même le président de la défunte CNS, le Cardinal Mosengwo, ont été passés au crible, tirés au boulet rouge par l’opinion rendu possible par la presse, peut-on le paraphraser religieusement.

Lire :  Revue de la presse congolaise, lundi 21 octobre 2019

Caricature pour dénoncer les maux de la société

Dans sa foulée, Tembo Kash, trouve par moment, le 8ième Art, qui est, la bande dessinée, à travers son âme sœur, la caricature, comme la voix vers laquelle peut-on dénoncer le ridicule de la société, du temps et de l’histoire, conclu-t-il Tembo Kash, l’orateur de la circonstances, lors de son exposé, qui avait pour thème « la vulgarisation de l’outil de la bande dessinée ».

En guise de son jour- j, le Festival Buku entamera compte tenu de sa programmation que dirige l’écrivain Christian Gombo, plusieurs exposés littéraires, et afin la première du Prix Lumumba et enfin, exécution pour finir en beauté afin de mettre la cerise sur gâteau, la programmation a proposé au public assoiffé de littérature, l’exécution de la pièce théâtrale de l’écrivain Brazzo-Congolais Guy Menga, la Marmite de Koka, mise en scène par  Pascal Mayangué, sur le tabou et tradition à travers l’histoire générale des us et coutumes africaines. Ainsi ferme ses portes pour sa première, Festival Buku s’impose comme le nouveau calendrier littéraire congolais.

Barca Horly Fibilulu