Affrontement de Kuluna à Kinshasa

Pendant que la partie Est de la RDC, précisément le Nord-Kivu et l’Ituri, se trouve en proie à l’agression des terroristes du M23 soutenus par le Rwanda, certains quartiers de la commune de Makala dans la ville de Kinshasa se vident de leurs habitants, à cause de la recrudescence de l’insécurité due aux brigands « Kuluna ».

Entre fin 2022 et début 2023, certains avenues et quartiers de la commune de Makala présentent un air semblable à celui de plusieurs cités et localités du Nord-Kivu.  Les habitants désertent leurs maisons en prenant sur eux uniquement ce qui est important, notamment valise, matelas, télévision et autres objets de valeur.  Ces derniers abandonnent leurs habitations à cause des Kuluna des jeunes brigands opérant avec des armes blanches pour agresser les populations de la capitale.

La police impuissante

Ces bandits armés de machettes, gourdins et autres armes blanches attaquent les paisibles citoyens dans leurs maisons la nuit et le jour au vu et au su de la police, devenue impuissante devant ces jeunes qui arrachent et emportent tout ce qu’ils trouvent sur leur passage. Ils blessent et tuent en cas de résistance.

« Nous qui habitons Bahumbu, sommes victimes de visites nocturnes chaque jour. S’ils entrent chez nous aujourd’hui, nos voisins doivent se préparer pour demain. Ils sont très agressifs, prêts à blesser, voire à tuer au cas de résistance. Et pour éviter de tomber victime, il faut quitter le milieu pour aller habiter ailleurs car, l’impuissance de la police devant ces inciviques nous inquiète », témoigne l’un des fuyards.

Gangs de Kuluna à Kinshasa
Affrontement de gangs de Kuluna à Kinshasa

La même situation fait écho au Lualaba où le coordonnateur de la Nouvelle Société Civile de cette province, Lambert Menda, déplore et dénonce le silence des autorités de cette juridiction politico-administrative.

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« Les routes de Mushima et Kuyamba sont devenues dangereuses, les enfants de la rue, reconnus sous le nom de « Shegue » sèment la terreur. Ils lapident tout véhicule qui passe par là. C’est l’État qui endosse cette responsabilité car, il n’arrive pas à encadrer ces jeunes qui se sentent abandonnés, sans avenir », indiqué-t-il.

Le pays est en ébullition, il est agressé de l’extérieur et de l’intérieur, en ce moment où le processus électoral a déjà pris son élan dans la première Aire opérationnelle. Lire aussi: