Le procureur Général de la cour d’appel du Kasaï central, Dieudonné Nkongolo, constate des avancées sur le plan judicaire en RDC, seize ans après l’adoption de l’actuelle constitution.
Le procureur Nkongolo s’est exprimé ce vendredi 18 février 2022, dans une interview accordée à infocongo.net, à Kananga, l’occasion de la célébration du 16ème anniversaire de la constitution congolaise, commémoré le 18 février de chaque année.
« Avec la constitution de la République Démocratique du Congo de 2006, il y a eu l’éclatement de la cour suprême de justice. » C’est en ces termes que le numéro 1 de cette institution judiciaire au Kasaï central affirme qu’à travers cette nouvelle constitution le pays, la République Démocratique du Congo, a obtenu quelques avancées, car il a gagné en ses réalités et aussi en ses spécialités.
« Pour vous rappeler, nous avons la cour constitutionnelle, parce qu’à l’époque, c’est la cour suprême de la justice qui en son sein avait une section pour relier les problèmes qui touchaient à la constitution. Mais aujourd’hui, nous avons la cour constitutionnelle, la cour de cassation et nous avons le conseil d’État, donc c’est une avancée pour le pays, qui demande aux magistrats de se former davantage.”
En outre, Dieudonné Nkongolo estime que la révision de la constitution n’est pas un tabou, mais pour que cela se fasse, il faut passer par un référendum.
D’après maître Alexis Kapinga, avocat au barreau de Lubumbashi, la constitution a amené la démocratie en RDC. Il se dit indigné parce que les gens interprètent ce livre sur le plan politique, et ne l’interprètent pas sur le plan juridique.

Où il invoque l’article 150 de la constitution, qui n’est pas beaucoup utilisé par les politiciens.
« Les gens ne savent pas mettre cette constitution sous l’aspect juridique, mais les gens veulent interpréter la constitution sous l’aspect politique, parce qu’il y a d’autres articles que beaucoup oublient sur l’aspect juridique, à titre d’exemple l’article 150 de la constitution. Cet article est beaucoup négligé par les politiciens. », a – t – il dit.
Maître Alexis Kapinga précise par ailleurs que cette nouvelle constitution a amené quelques avancées, parce qu’il y a eu la passation du pouvoir entre les présidents sortant et entrant.
Joseph Mabanza Wakwansampi/Kananga