Cinq militants de la LUCHA en garde à vue au parquet général de Matadi

Cinq militants de la Lutte pour le changement (LUCHA) sont placés en garde à vue au parquet général de Matadi (Kongo Central). Ils ont été interpellés dans la soirée de dimanche 13 janvier par la police, avant d’y être déférés le jour suivant.

Arrêtés en pleine manifestation, ces activistes étaient munis des bougies, allumettes, torches et calicots dans les rues de la ville.

D’après des autorités provinciales, au moment de leur arrestation, ces militants détenaient des bidons d’essence pour mettre le feu au bâtiment abritant le gouvernorat de la province. Les activistes, eux, soutiennent que leur manifestation visait à souhaiter un aller sans retour au gouverneur de la province, Atou Matubuana.

Ce dernier était invité lundi 14 janvier à Kinshasa avec trois autres gouverneurs par le vice-Premier ministre de la Justice au sujet de la controverse entourant leurs déchéances par leurs assemblées provinciales respectives.

Malgré l’accusé de réception du secrétariat du gouvernorat informé de la tenue de cette manifestation, les activistes ont tout de même été appréhendés. Par ailleurs, les membres de différents mouvements citoyens de la ville ont passé la nuit à la belle étoile, et promettent de le faire jusqu’à la libération de leurs camarades.

On libère à Beni…

Pendant ce temps, à l’autre bout du pays, treize personnes arrêtées depuis novembre 2019 ont été libérées ce mardi 14 janvier de la prison de Beni. Parmi elles, 9 sont issues de la commune rurale d’Oicha et 4 de la ville de Beni, dont 2 militants de la Lucha, et un de Véranda Mutshanga.

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Ces personnes ont été arrêtées par la police et les militaires FARDC au cours des manifestations organisées pour dénoncer l’inaction de la MONUSCO et les tueries des civils dans la région de Beni. 

Leur libération est intervenue après le plaidoyer du Bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme de la MONUSCO.

Ces 13 personnes parmi lesquelles se trouvaient trois mineurs âgés de 16 et 17 ans étaient poursuivies par la justice militaire pour rébellion et association de malfaiteurs.

Selon des sources judiciaires, la décision de leur  libération a également été motivée par l’insuffisance des charges après examens minutieux de chaque dossier au cas par cas par le magistrat instructeur. 

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