Les activités ont repris timidement mardi 3 décembre dans les villes de Beni et Butembo, après plus d’une semaine de protestations violentes contre les massacres des civils par les rebelles des ADF.
La circulation a repris normalement dans plusieurs coins de ces deux villes. A Beni, quelques marchands ont étalé leurs marchandises au marché central, quelques stations-services ont également ouvert. Mais les magasins n’ont pas ouvert.
Quelques écoles ont rappelé les élèves finalistes pour des cours de rattrapage.
A Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, les activités ont quasiment repris leur cours normal mardi 3 décembre sur toute la ville, malgré l’appel à une journée ville morte lancée la veille par certaines organisations des jeunes.
Appel au calme du Baraza la wazee
Le baraza la wazee intercommunautaire par contre, a appelé dimanche, la population à vaquer librement à ses occupations lundi et mardi et ne pas suivre la voix de ceux là qui veulent revendiquer leurs droits par des manifestations de violences alors que cela doit se faire d’une manière civique.
Il appelle les fils et filles de la province au calme et ne pas se faire manipuler par les ennemis de la paix.
Pour y arriver, un forum qui connaîtra la participation de toutes les couches sociales sera organisé samedi 7 décembre prochain pour discuter sur la problématique de l’insécurité en province du Nord Kivu, particulièrement à Beni, où les rebelles ougandais continuent à massacrer la population.

‘‘Au cours de ce forum nous allons monter des stratégies plus avancées pour que la paix revienne en province. Nous devons être beaucoup plus objectifs. Cela veut dire ce n’est pas le moment de faire les manifestations de violences.” a fait savoir Bauma Balingene Alex, président du Baraza la wazee.
Pour lui ces soulèvements de la population pour exiger le départ de la Monusco risquent d’avoir des conséquences pas seulement au niveau des agents et cadres de cette mission onusienne, mais aussi à toute la province du Nord Kivu et sur toute l’étendue du pays.
Une vive tension a cependant été observée lundi 2 décembre dans la ville de Beni, où des échauffourées ont opposé les FARDC et la Police aux groupes de jeunes qui manifestaient pour dénoncer les tueries des civils depuis cinq ans dans la ville et en territoire de Beni.
Amour Imani Christian