Un sujet indien intercepté avec 1.050.000 USD à l’aéroport de N’djili

En cette période où l’Etat congolais s’emploie à remettre de l’ordre dans la boutique, les charters en provenance de l’étranger continuent d’affluer à Kinshasa.  

Joli coup de filet de la DGM

Dans leur lutte engagée contre le trafic des marchandises et la contrebande, des agents de la Direction générale des Migrations, DGM, ont réussi, le jeudi 31 octobre 2019, à mettre la main sur un sujet indien détenteur d’un sac contenant 1 million cinquante mille dollars américains.

Ranchdbnai Shyamjibnai, un homme de nationalité indienne, a été appréhendé à l’aéroport international de N’Djili avec son colis. Grâce à la vigilance des agents de la DGM qui veillaient sur l’entrée des marchandises prohibées dans la capitale, le passager du vol Éthiopian Airways en partance de Dubaï, a eu la malchance de tomber dans les mailles des barbouzes.

Important flux monétaire non contrôlé

Sur place à l’aéroport de N’Djili, on estime que les sommes qui circulent librement dans la capitale, via le marché parallèle, posent un vrai problème. En plus d’être le principal facteur qui favorise la surfacturation à l’importation, ce marché est également un haut lieu de blanchiment d’argent de la corruption. Et bien entendu, il favorise la fuite des capitaux.

Souvent, lorsqu’on évoque la question de marché d’argent, des Kinois pensent aux voyageurs et aux malades qui partent se faire soigner à l’étranger. Mais ces sommes ne représentent qu’une infime partie des transactions.

L’essentiel des transactions portent sur des sommes plus importantes qui transitent via des sociétés à Dubaï, Istanbul, Hong-Kong, et destinées à des acquisitions immobilières en Europe, des placements dans des paradis fiscaux…, soulignent-on.

Ces sommes qui circulent sur le marché informel proviennent en partie des retraites des émigrés (ils les retirent en devises auprès de leur banque), de l’argent des émigrés, voir des expatriés, qui émanent des différents trafics.

Ces sommes sont collectées puis transférées vers deux principales destinations : Dubaï et Istanbul, où sont implantées des zones franches. ” Une société financière à Dubaï reçoit entre 40 et 50 millions d’euros par semaine dans des cabas. L’argent passe par les aéroports et par les frontières terrestres“, explique une intervenante.

Raymond Befonda

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