Société civile de Bukavu: Sensibiliser pour prévenir les incendies

La société civile urbaine de Bukavu pense que dans une approche communautaire il y a lieu de réduire sensiblement les cas d’incendie dans la ville de Bukavu. Réaction faite ce jeudi 13 septembre 2019, après l’incendie de plus de deux cent maisons, mardi 10 septembre.

Sensibilisation communautaire et apprentissage des notions de base

«Il suffit de faire la sensibilisation communautaire. Apprendre encore à la population  comment utiliser le panneau solaire, le groupe électrogène et le brasero. Que les autorités prennent au sérieux la question. Qu’elles nous épargnent des ventes des terrains ou sites  dangereux à la construction, et que la population cesse également de construire anarchiquement, ce qui cause aujourd’hui des incendies déplorés dans la ville. Il faut une étude sérieuse pour mettre fin à cette situation. Nous sommes  entrain de mener un plaidoyer au niveau provincial, national mais également au niveau local, c’est-à-dire à Bukavu même, pour voir comment nous pouvons trouver des partenaires qui peuvent aider tant soit peu les sinistrés de l’incendie qui sont sans abris aujourd’hui et exposés à des maladies», a dit Maitre Zozo Sakali président du bureau urbain de la société civile  de Bukavu.

Les sinistrés abandonnés à leur triste sort

Au quartier Nyamugo, commune de Kadutu à Bukavu, les sinistrés passent toujours  leurs nuits à la merci des intempéries avec tous les risques sanitaires possibles.  

Si certains sont dans des familles  d’accueil, d’autres par contre se réunissent autour du feu chaque soir, moyen de lutter contre le froid jusqu’au lever du soleil, explique une victime de l’incendie.

Lire aussi: Un incendie ravage plus de 300 maisons à Bukavu/https://infocongo.net/2019/09/11/un-incendie-ravage-plus-de-300-a-bukavu/

« Nos enfants ne savent plus aller à l’école  depuis cet incendie. Rien n’a été sauvé chez moi. Le représentant du gouverneur est déjà passé ici. Il a seulement enregistré les noms et parcelles des victimes. Pour nous cela ne suffit pas. Qu’ils nous viennent en aide car nous souffrons. Nous avons même peur des différentes maladies qui peuvent en découler, vu la pénurie d’eau potable  qui reste également un casse tête pour nous », a-t-elle fait savoir.

AMOUR IMANI Christian

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