Lengola - Infocongo https://infocongo.net La RDC en un clic ! Sat, 21 Dec 2024 18:35:37 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/infocongo.net/wp-content/uploads/2019/03/cropped-Favicon-Infocongo-V2.png?fit=32%2C32&ssl=1 Lengola - Infocongo https://infocongo.net 32 32 217162782 Tshopo : le forum sur la paix, la réconciliation et le développement se clôture avec forces résolutions https://infocongo.net/2024/12/21/tshopo-le-forum-sur-la-paix-la-reconciliation-et-le-developpement-se-cloture-avec-forces-resolutions/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=tshopo-le-forum-sur-la-paix-la-reconciliation-et-le-developpement-se-cloture-avec-forces-resolutions Sat, 21 Dec 2024 18:34:20 +0000 https://infocongo.net/?p=91365 Le forum sur la paix, la conciliation et le développement de la province de la Tshopo, ouvert le 17 2024, s’est clôturé le19 décembre à amphithéâtre de l’Université de Kisangani. Quatre commissions ont été mises en place pour traiter des principaux défis de la province : paix et sécurité, réconciliation et gestion, ressources naturelles et...

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Le forum sur la paix, la conciliation et le développement de la province de la Tshopo, ouvert le 17 2024, s’est clôturé le19 décembre à amphithéâtre de l’Université de Kisangani. Quatre commissions ont été mises en place pour traiter des principaux défis de la province : paix et sécurité, réconciliation et gestion, ressources naturelles et protection des intérêts des communautés locales, et reconstruction et développement.

Le forum a permis d’enregistrer plusieurs avancées, notamment : l’engagement à promouvoir le dialogue entre les deux communautés en conflit et à œuvrer ensemble pour la paix, la sécurité et le développement, en particulier dans la commune de Lubunga la signature d’un acte d’engagement par les parties en conflit pour enterrer la hache de guerre.

Les participants ont également formulé des propositions concrètes destinées au gouvernement central, notamment : traquer les membres des groupes armés impliqués dans le conflit, implanter des sous-commissariats de police (CIAT) pour renforcer la sécurité locale ; organiser une cérémonie de réconciliation entre les communautés Mbole et Lengola le 20 janvier 2025 ; identifier et contrôler les armes à feu de fabrication locale et organiser des patrouilles mixtes.

Renforcer les capacités opérationnelles de l’armée, de la police et des services de sécurité

Ils ont aussi proposé de renforcer les capacités opérationnelles de l’armée, de la police et des services de sécurité ; de prendre en charge les déplacés et assurer leur retour dans leurs villages d’origine ; rétablir l’autorité de l’État dans les zones affectées par les conflits intercommunautaires.

Par ailleurs, les participants ont également insisté sur la nécessité de réformer la gestion du pouvoir coutumier. Ils recommandent de reconnaître les chefs coutumiers légitimes et régler les arriérés de reconnaissance ; former les autorités coutumières sur les textes juridiques et les procédures administratives ; interdire les ingérences politiques dans la désignation des chefs coutumiers ; codifier les règles de succession et actualiser les arbres généalogiques des communautés.

Pour sa part, la commission sur les ressources naturelles a adressé plusieurs recommandations au gouvernement, notamment :

Interdisant la présence d’étrangers dans les zones minières artisanales

• Appliquer la note circulaire interdisant la présence d’étrangers dans les zones minières artisanales ; Régulariser les activités minières à semi-industriel opérées par des étrangers, sous le contrôle des coopératives minières ; Impliquer les communautés locales dans les décisions concernant les projets miniers.

Quant à la commission sur la reconstruction et le développement, elle a proposé d’accroître la production d’énergie électrique aux centrales hydroélectriques de Tshopo I et II, ainsi que dans les territoires ; Asphalter la route nationale N4, réhabiliter les routes nationales et les dessertes agricoles, et moderniser les infrastructures urbaines ; Intensifier l’agriculture dans les sept territoires de la province en fournissant intrants, semences et équipements agricoles.

Dans le secteur économique, les participants recommandent de développer des zones économiques industrielles. Concernant l’eau, ils appellent à augmenter la production et l’accès à l’eau potable grâce à la Regideso et à des forages de puits.

Le forum a mis en lumière les priorités de la province pour assurer un avenir plus stable et prospère. Les recommandations formulées sont destinées à guider les actions du gouvernement provincial et central pour répondre aux besoins pressants de la population. Lire aussi : Tshopo : trois villages de Bafwasende se vident après des affrontements entre deux factions Mai-Mai – Infocongo

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Kisangani : Lubunga se vide après la résurgence des violences intercommunautaires https://infocongo.net/2024/05/15/kisangani-lubunga-se-vide-apres-la-resurgence-des-violences-intercommunautaires/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=kisangani-lubunga-se-vide-apres-la-resurgence-des-violences-intercommunautaires Wed, 15 May 2024 13:54:50 +0000 https://infocongo.net/?p=86383 La commune de Lubunga, à Kisangani, est en proie à un nouvel exode massif de ses habitants à la suite de la recrudescence des affrontements entre les communautés Mbole et Lengola. Ces violences, qui ont déjà fait 7 morts la semaine dernière, poussent les familles à fuir par crainte d’incursions au centre-ville. Un exode massif...

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La commune de Lubunga, à Kisangani, est en proie à un nouvel exode massif de ses habitants à la suite de la recrudescence des affrontements entre les communautés Mbole et Lengola. Ces violences, qui ont déjà fait 7 morts la semaine dernière, poussent les familles à fuir par crainte d’incursions au centre-ville.

Un exode massif vers les communes voisines

Le « beach Jaloux Jaloux » dans la commune Makiso est devenu le point de départ de nombreux habitants de Lubunga en quête de refuge. Munis de leurs biens et accompagnés de leurs familles, ils se dirigent vers les communes de Kisangani, Tshopo et Mangobo, déterminés à échapper à la violence qui les guette.

Commune de Lubunga à Kisangani
Image d’illustration : Pirogue pour la traversée du fleuve dans la Commune de Lubunga à Kisangani

L’éducation perturbée par l’insécurité

L’insécurité grandissante a également contraint à la fermeture des écoles dans la commune de Lubunga. Les trois centres de passation d’examen d’État ont été délocalisés à Makiso pour permettre aux finalistes de Lubunga de passer leurs épreuves dans des conditions sécurisées.

Commune de Lubunga à Kisangani
Commune de Lubunga à Kisangani

Les forces de l’ordre déployées sur place

Les autorités ont réagi en dépêchant des éléments de la police nationale congolaise et des forces armées de la République démocratique du Congo dans la commune de Lubunga. L’unité de police spéciale venue de Kinshasa il y a quelques mois est également sur le terrain pour rétablir l’ordre.

Dialogue intercommunautaire en perspective

Face à cette situation alarmante, le gouvernement provincial et l’assemblée provinciale de la Tshopo prévoient d’envoyer des équipes sur place pour rencontrer les membres des communautés Mbole et Lengola. L’objectif est de favoriser le dialogue et de trouver une solution pacifique à ce conflit qui déchire la commune de Lubunga. Lire aussi : Tshopo : Les députés provinciaux d’Opala et d’Ubundu sonnent l’alerte face à la résurgence des violences intercommunautaires – Infocongo

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Province de la Tshopo : Silence, on tue ! https://infocongo.net/2023/11/24/province-de-la-tshopo-silence-on-tue/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=province-de-la-tshopo-silence-on-tue Fri, 24 Nov 2023 15:21:55 +0000 https://infocongo.net/?p=83127 Un massacre en silence menace de détruire la province de la Tshopo et particulièrement la ville de Kisangani, où, depuis plusieurs semaines, des innocents sont sacrifiés dans l’indifférence totale des autorités provinciales et nationales. La Tshopo est-elle vouée à rester le théâtre des massacres de sa population ? Kisangani, son chef-lieu doit-il garder à jamais le...

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Un massacre en silence menace de détruire la province de la Tshopo et particulièrement la ville de Kisangani, où, depuis plusieurs semaines, des innocents sont sacrifiés dans l’indifférence totale des autorités provinciales et nationales.

La Tshopo est-elle vouée à rester le théâtre des massacres de sa population ? Kisangani, son chef-lieu doit-il garder à jamais le surnom de ville martyre ? En tout cas, au vu de la différence des autorités nationales et provinciales il semble que les massacres qui se perpètre ces dernières semaines à Kisangani entre les populations Lengola et Mbole ont des origines politiques qui s’avèrent chaque jour.

Depuis que les massacres se commettent entre les populations de cette province et particulièrement autour de la ville de Kisangani dans les communes de Lubunga et de Lubuya Bera, des voix s’élèvent de plus en plus, quand bien même timidement. C’est le cas celle du professeur Emile Bongeli, notable de la province et de la ville de Kisangani, plusieurs fois ministre, qui s’insurge contre cette tragédie. Dans les ligne qui suivent, il nous retrace la genèse de ces tueries qui se font à huis clos.

Génèse des tueries à huis clos à Kisangani

Par Emile Bongeli Yeikelo ya Ato.

Ce matin du dimanche 12 novembre, je me réveille sous un appel téléphonique anodin. L’homme qui m’appelle se présente comme journaliste d’une certaine presse écrite qui, parlant, selon lui, au nom de deux autres de ses confrères, sollicite un entretien pour vérifier les informations qu’ils venaient d’avoir. Sur mon insistance, des blablas habituels sur quelques membres du FCC dont moi-même qui seraient à la base des tueries de Kisangani !

Je leur ai dit qu’ils pouvaient publier leur papier et me suis dit qu’il fallait enfin briser le silence longtemps entretenu sur ces massacres qui se perpètrent à huis clos à Kisangani, ma ville natale et qui impliquent deux tribus, dont la mienne. En effet, en matière de communication, il vaut mieux ne pas être cloué à la défensive car un mensonge surmédiatisé peut paraitre véridique.

Quel rôle jouent la gouverneure de province et ses collaborateurs ?

En même temps, des collaborateurs de Mme la GV, spécialisés en mensonges, injures (même contre leurs parents) et autres arguties peu éthiques, multiplient déclarations médiatiques en écrit, en audio et en vidéo, tentant de rejeter la responsabilité de la crise survenue aux autres en se disculpant sous une argumentation incongrue.

Voici, en quelques points le cours des événements ayant abouti à la situation dramatique qui sévit dans la périphérie et au cœur même de la ville de Kisangani.

Lubunga sur la rive gauche du Fleuve Congo, à Kisangani

Tout part de la contestation par les autochtones de la nomination d’un Bourgmestre dans le secteur de Lubuya Bera, zone annexe de la ville de Kisangani, dès lors érigé en commune urbaine. La revendication portait sur l’origine de la personnalité nommée que les contestataires souhaitaient être autochtone.

Mme la Gouverneure de la Tshopo s’implique en ramenant à Kinshasa les jeunes leaders des communautés composant Lubuya Bera. Ils sont reçus par le VPM et ministre de l’Intérieur qui leur promet, d’après leurs dires, la récupération de leurs terres aux alentours de Kisangani. Les juristes savent l’hybridation juridique qui régit les terres, à la fois ancestrales (droit coutumier) et étatique (droit écrit).

Menaces mises à exécution

De retour à Kisangani, ces leaders Kumu (en rive droite du Fleuve Congo) et Lengola (en rive gauche) bénéficient du soutien tacite de Mme la GV dans leurs campagnes de récupération de ce qui est redevenu leurs terres, d’après la promesse qui leur aurait été faite par le VPM/Intérieur. Ainsi, menace-t-on, sur la rive droite, le Grand Séminaire Saint Augustin implanté en périphérie (aujourd’hui envahie par l’urbanisation) de la Ville depuis près de 50 ans, l’Aéroport International de Bangboka et autres concessions privées, notamment les constructions de part et d’autre de l’aval de la rivière Tshopo.

Sur la rive gauche du Fleuve Congo, Mme la GV vend clandestinement environ 4000 hectares de terre, morcelés en plus d’une vingtaine de contrats de 200 ha chacun, la compétence de la Province étant limitée à 200 ha. Le bénéficiaire de la vente est la société CAP dont le vrai propriétaire se cache toujours, mais comme un éléphant dans un champ d’arachides !

Cependant, les terres vendues sont occupées par les Walengola et les Bambole, deux communautés qui ont toujours entretenu des relations cordiales qui ont permis une cohabitation pacifique (plusieurs unions intercommunautaires) depuis toujours.

Dans cette concession se trouvent pratiquées des activités champêtres paysannes qui alimentent la ville en diverses denrées alimentaires : plantations, champs vivriers, élevage, pisciculture, vergers, etc. Il y a des concessions officiellement obtenues depuis des décennies par certaines familles.

Géomètres clandestins

Les géomètres des cadastres qui s’y rendent tout aussi clandestinement pour des mesurages d’usage sont suspectés et chassés par la population.

Pour pouvoir déloger les occupants en vue de faire exécuter ces contrats sorciers, Mme la GV manipule un de ces jeunes leaders qu’elle avait emmenés à Kinshasa, un certain BONI, lui-même sujet lengola de père mais de mère Mbole. Celui-ci annonce à ses oncles Mbole que le terrain est vendu et qu’ils doivent dégager.

C’est le point de départ de cette spirale de tueries entre les deux communautés qui débordent aujourd’hui les milieux ruraux pour atteindre la ville de Kisangani, notamment la Commune de Lubunga et ses environs sur les routes Opala et Ubundu.

Population en émoi après affrontements entre communautés Enya et Lengola à Kisangani

Aussi, les deux peuples qui s’entretuent sans savoir pourquoi partagent une grande forêt commune (Forêt BIYANDA) où des meurtres se pratiquent sans témoins et sans experts en comptabilité macabre.

Au départ, aucune action du Gouvernement provincial n’a été amorcée pour arrêter le cycle devenu aujourd’hui infernal. En revanche, Mme la GV a réussi, tout en ne maitrisant plus la situation qu’elle a créée à l’instar du magicien qui ne sait plus arrêter les forces qu’il a lui-même invoquées, à imposer une omerta sur la tournure prise par les événements, notamment le nombre effrayant des morts, à bénéficier du silence complice de la majorité des élus provinciaux et des membres du Comité provincial de sécurité, à intimider tout le monde en usant d’un trafic d’influence ignoble et inacceptable.

Instigateur identifié

L’instigateur BONI, connu et reconnu, vit aujourd’hui sous la protection de l’autorité provinciale, après une timide interpellation par une instance judiciaire boyomaise.

A ce jour, les tueries ont commencé sur l’autre rive de la Tshopo, impliquant cette fois les Kumu, l’autre communauté autochtone, elle aussi vraisemblablement instrumentalisée par Mme la GV de la Tshopo et opérant sans scrupule et en toute impunité.

Le gouvernement provincial ayant brillé par une incompétence dramatique à sécuriser les peuples compte tenu des intérêts propres à Madame la Gouverneure et de ses protecteurs locaux et centraux, étant elle-même à l’origine du conflit, le Gouvernement national ayant fait preuve, par l’indifférence du Ministère de l’Intérieur (où l’on semble encore douter de l’existence des contrats aujourd’hui rendus publics) qui hésite à interpeller l’auteur intellectuel de ces massacres, le dernier recours reste le Chef de l’Etat.

Plus on tarde à stopper les massacres intercommunautaires aveugles, plus la situation sera mortellement complexe

Toutes les manœuvres tendant à impliquer des anciens et nouveaux politiciens locaux relève du dilatoire et de la digression. Bien au contraire, toute l’élite de Kisangani (dont moi-même) a laissé faire. L’Université (Kisangani est ville universitaire depuis 60 ans cette année), le Barreau, les Confessions religieuses (sauf timidement l’Eglise catholique lorsqu’elle fit elle-même attaquée), la Société civile (agissante contre un professeur d’université qui, malgré la faute grave commise, n’a ni tué ni blessé, mais atone face à des atrocités meurtrières qui se déroulent à ses yeux), les élus (nationaux et provinciaux), les jeunes instruits, les partis politiques, les personnalités notables… tous se sont tus et se sentent aujourd’hui coupables par omission de dénonciation ou par indifférence ou par lâcheté !!!

Député provincial tourné en bourrique

Un Député provincial a tenté de recourir aux moyens parlementaires d’interpellation. Il a été tourné en bourrique par ses collègues au cours d’un huis clos de l’Assemblé provinciale en présence de l’autorité provinciale. Un second a tenté et s’est heurté au refus du bureau de l’AP de réceptionner le courrier ainsi qu’au même refus des instances judiciaires de transmettre ce courrier par les agents patentés de la Justice. En fait, la législature se clôture et l’affaire sera noyée dans les brouhahas de la campagne électorale ! 

Tous, moi y compris, avons tremblé ou pris peur face au charisme désolant de Mme la GV de la Tshopo ! Et il y a eu des morts. Il y a de morts. Et il y en aura tant que la complaisance envers l’auteur intellectuel de la crise sera observée.

Une crise, on la provoque facilement mais on l’éteint douloureusement si on ne s’y prend pas à temps.

A Kisangani, on continue à tuer à huis clos !

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