Face à la propagation rapide du virus Monkeypox sur le territoire national, le gouvernement de la République démocratique du Congo a décidé de déclarer l’état d’urgence sanitaire. Cette mesure exceptionnelle vise à renforcer la réponse face à cette épidémie qui constitue une menace sérieuse pour la santé publique.
Les autorités sanitaires congolaises sont confrontées à une augmentation significative du nombre de cas de Monkeypox, notamment dans les provinces de [citer les provinces les plus touchées]. Les symptômes, qui peuvent inclure de la fièvre, des éruptions cutanées, des ganglions lymphatiques enflés et des douleurs musculaires, touchent principalement les jeunes adultes.
3 millions de doses de vaccin pour 2,5 millions de personnes
Notons que lors d’un briefing presse jeudi, le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale Roger Kamba est revenu sur l’importance du vaccin pour faire face aux maladies virales.
Selon lui, la RDC a besoin de près de 3 millions de doses de vaccin pour 2,5 millions de personnes tout en insistant sur l’importance de la prévention :
« La vaccination est une des solutions mais ce n’est pas la seule solution. La première solution c’est la prévention, c’est d’éviter la maladie, quand on a la possibilité d’éviter il faut l’éviter. Il faut vacciner, nous avons déjà dans notre plan stratégique défini des besoins en vaccin, maintenant il faut accéder à ces vaccins qui sont très cher, c’est pour cela que le CDC Africa a décidé de communiquer là-dessus pour que tout le monde se mobilise.
Nous avons besoin d’à peu près 3 millions de doses de vaccins parce que nous estimons que si nous vaccinons un peu plus de 2 millions, 2 millions 500 mille personnes dans notre pays on pourrait stopper la maladie. Mais si on doit vacciner ces 2 millions 500 personnes, on a besoin de 3 millions 500 mille doses. Parce qu’il y a un vaccin qu’on peut donner chez les enfants, c’est en deux doses et le vaccin chez les adultes c’est en une dose, ce qui fait qu’on a besoin d’à peu près 3 millions 500 mille doses », a fait savoir le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale.
Les mesures prises par le gouvernement
Pour faire face à cette crise sanitaire, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures : il y a d’abord le renforcement de la surveillance épidémiologique : Un dispositif de surveillance renforcé a été déployé dans tout le pays afin de détecter rapidement les nouveaux cas et de suivre l’évolution de l’épidémie.
Il y a l’amélioration de la prise en charge des malades : Les centres de santé sont équipés et le personnel soignant formé pour diagnostiquer et traiter les patients atteints du Monkeypox. Il y aussi des campagnes d’information qui sont menées auprès de la population pour sensibiliser aux risques de contamination et aux mesures de prévention à adopter.
Par ailleurs, des restrictions de déplacement peuvent être mises en place dans certaines zones fortement touchées afin de limiter la propagation du virus.
Enfin, le gouvernement congolais a lancé un appel à la communauté internationale pour obtenir une aide financière et logistique afin de faire face à cette crise.
Les défis à relever
Malgré ces efforts, plusieurs défis persistent : la RDC est confrontée à un manque de ressources. Le système de santé congolais, déjà fragilisé par de nombreuses années de conflit, manque de moyens pour faire face à une épidémie de cette ampleur.
De plus, il y a une grande méfiance de la population envers les autorités sanitaires et la désinformation qui peuvent entraver les efforts de lutte contre l’épidémie. Un autres élément à considérer est la propagation dans les zones reculées. En effet, l’accès aux soins est limité dans les zones rurales, ce qui complique la prise en charge des malades.
Un appel à la solidarité
Face à cette crise sanitaire sans précédent, il est urgent de renforcer la solidarité nationale et internationale. Chaque citoyen a un rôle à jouer en respectant les mesures de prévention et en encourageant son entourage à faire de même. Faisant allusion aux déclarations de Africa CDC et de l’OMS, Roger Kamba salue la position de la communauté internationale qui commence à prendre au sérieux la problématique de Mpox.
« C’était important de demander à la communauté internationale de se réveiller. Nous allons avoir accès aux vaccins, nous avions même déjà demandé parce qu’il y a un vaccin Japonais, un vaccin américain. Le vaccin ne résout jamais tout le problème, comme je dis on va vacciner 2 millions 500 mille personnes si on a toutes les doses mais on ne va pas vacciner tout le Congo mais ça veut dire qu’il y a d’autres mesures que l’on doit prendre », a indiqué le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale
Pour rappel, le Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies (CDC Africa ) a déclaré mercredi 14 Août 2024, l’épidémie de MonkeyPox ou Variole du singe comme étant urgence de santé publique au regard de la flambée des cas sur le continent Africain. Il en est de même pour l’OMS qui a déclaré le Mpox « une urgence de santé publique internationale ». Lire aussi : Alerte sanitaire en Afrique : la variole du singe menace de devenir une pandémie – Infocongo