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Naufrage du MV Merdi : les défis d’une recherche en eaux profondes

Batreaux et pirogues à la recherche des corps sur le lac Kivu

Batreaux et pirogues à la recherche des corps sur le lac Kivu

Le naufrage du MV Merdi dans les eaux du lac Kivu continue de hanter les esprits. Si l’épave a été localisée à 200 mètres de profondeur, les opérations de recherche des disparus se heurtent à des difficultés techniques et humaines considérables.

Une localisation complexe

La découverte de l’épave à une telle profondeur rend les opérations de récupération extrêmement complexes. Les plongeurs, confrontés à une pression élevée et à une visibilité réduite, sont contraints d’utiliser des équipements spécialisés et de procéder avec une extrême prudence. Les dégagements de gaz carbonique dans les profondeurs du lac Kivu constituent un danger supplémentaire pour les équipes de secours.

Le MV Merdi en train de chavirer (capture d’écran)

Un bilan humain lourd

Le bilan provisoire du naufrage s’élève à 34 morts et 80 rescapés, mais le nombre exact des disparus reste inconnu. L’absence de manifeste des passagers complique considérablement la tâche des autorités.

Les causes du naufrage restent à élucider

Les enquêtes sont en cours pour déterminer les causes exactes du naufrage du MV Merdi. La surcharge du bateau, des conditions météorologiques défavorables et d’éventuelles défaillances techniques sont parmi les pistes envisagées.

Le VPM de l’Intérieur, Jacquemin Shabani à Goma, reçoit les explications sur le naufrage du MV Merdi

Une situation qui soulève des questions

Ce drame met en lumière la précarité des moyens de transport sur le lac Kivu et l’insuffisance des mesures de sécurité. L’absence de dispositifs de surveillance du trafic lacustre au port de Kituku est particulièrement préoccupante. Cependant, le gouvernement congolais, par l’entremise du ministre de l’Intérieur, a pris une série de mesures, dont la poursuite par les procureurs généraux des deux provinces contre les auteurs de ce naufrage tragique, afin qu’ils répondent de leurs actes.

Les équipes de recherches travaillent avec des moyens précaires (ph droits tiers)

D’autres mesures avaient déjà été prises par le ministre des Transports. C’est entre autres, la suspension des commissaires lacustres et fluviaux, une assurance obligatoire et des contrôles techniques des embarcations.

Les défis à relever

Les autorités congolaises sont confrontées à plusieurs défis : Les opérations de récupération des corps sont délicates et longues. Par ailleurs, en l’absence de manifeste, l’identification des victimes risque d’être difficile. Notons aussi que les familles des victimes ont besoin d’un soutien psychologique et matériel. Ces dernières ont reçu l’autorisation de procéder à l’enterrement des corps déjà retrouvés et identifiés.

Enfin, il convient de rappeler qu’il est urgent de renforcer les contrôles sur les embarcations et d’améliorer les infrastructures portuaires.

Cette tragédie appelle à une mobilisation générale. La société civile, les autorités locales et les organisations internationales doivent unir leurs efforts pour apporter une aide aux victimes et à leurs familles, et pour améliorer la sécurité maritime sur le lac Kivu. Lire aussi : RDC : Constant Mutamba ordonne des enquêtes sur le naufrage du MS Merdi sur lac Kivu – Infocongo

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