Le 2ème Vice-Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), M. Didi Manara Linga a lancé lundi 21 mars 2022 au siège de la centrale électorale, les travaux préparatoires du cadre de concertations entre son institution et les personnes vivant avec handicap (PVH) issues de la composante Genre et Diversité, au nom du président Denis Kadima Kazadi, empêché.
Cette rencontre dominée par la présence des membres du bureau et de la plénière, a connu la participation de la représentante de International Republican Institute (IRI), Majda Elbied et celui de la Fondation International pour les Systèmes électoraux (IFES), Mountaga Sylla.
Espace d’échange tout au long du processus électoral
Ce cadre de concertations qui est la concrétisation de la volonté de l’actuelle équipe de la Centrale électorale, se veut être un espace permanent d’échanges tout au long du processus, comme l’a préconisé le président de la CENI.
Prenant la parole pour la circonstance, le 2ème Vice-Président de la CENI s’est réjoui de l’engouement suscité par les organisations regroupant les personnes vivant avec handicap.
« La catégorie que vous représentez au regard des statistiques à notre possession établies en 2021, donne un chiffre de 10 millions des personnes vivant avec handicap parmi les Congolaises et Congolais. Soit un dixième de la population. Laisser cette catégorie de côté par rapport à ce processus au bout duquel la population elle-même va choisir ses propres dirigeants serait complètement absurde. C’est pourquoi, la Centrale électorale a deux objectifs majeurs qui sont de vous confirmer qu’effectivement vous faites partie intégrante du processus mais bien plus, de tenir compte de vos suggestions en vous écoutant pour intégrer tout cela dans nos travaux en cours d’évolution », a-t-il dit dans son mot d’introduction.
Rejoignant les autres membres de la CENI avant d’aborder un autre aspect des desiderata exprimé, Denis Kadima Kazadi a relevé ce qui suit :
« Cette rencontre est l’occasion de la mise en place des mécanismes de collaboration pour des propositions avec un suivi en ce qui concerne les personnes vivant avec handicap. Il a été question, au regard des préoccupations qui me sont parvenues, des candidatures via internet de celles des personnes à mobilité réduite. Ce n’est nullement du domaine de l’impossible. Une piste qui peut être explorée et même exploitée », a-t-il dit.
Intégrer les personnes vivant avec handicap
Le Président de la Centrale électorale congolaise a par la même occasion souligné :
« Un autre point assez important évoqué en rapport avec l’intégration des personnes vivant avec handicap dans certaines de nos réunions thématiques. Il faut avouer que si cela n’a pas été fait, c’est une omission à corriger. Désormais, il faudrait donc les associer. Lors de mon séjour dernièrement à Washington au siège d’IFES (Fondation internationale pour les systèmes électoraux), force est de reconnaître qu’ils ont innové sur un certain nombre de choses notamment sur la participation intégrale de cette catégorie de nos semblables au processus électoral. Nous devrons donc nous en inspirer en vue d’améliorer notre système électoral. On peut toujours apprendre des autres.
Il y aussi la question des quotas sur les listes des partis politiques. Cela dépend évidemment de ces formations politiques, mais au niveau de la CENI, on peut toujours faire du lobbying, des plaidoyers et attirer l’attention des décideurs. En RDC, les personnes vivant avec handicap constituent une frange importante de la population. C’est en termes de millions au regard des statistiques. Il est donc impérieux qu’elles soient effectivement prises en compte. Si la loi pouvait changer, on aurait institué un quota. En somme, c’est une bataille, c’est dans notre agenda, qui devra se poursuivre concernant notre rôle de conseil auprès du gouvernement, au Parlement. Que vos propositions deviennent une réalité… »
Favoriser l’inclusion
De son côté et bien avant, Joséphine Ngalula Kabeya, membre de la plénière de la CENI, a rappelé à l’assistance la ferme volonté de l’actuelle équipe de cette institution d’appui à la démocratie, sous le credo de la nouvelle image à imprégner auprès des parties prenantes au processus électoral en cours qui est basée sur l’inclusion. Pour ne jamais laisser personne en rade tel que l’indique l’un des axes du plan stratégique quinquennal de l’institution en collaboration avec le ministère des Affaires sociales.
La représentante d’IRI, Majda Elbied, s’est félicitée du partenariat avec la CENI qui a la responsabilité de mener à bon port la mission qui lui est assignée, celle d’organiser des élections inclusives. Louant les efforts déployés jusque-là par cette institution qui a montré, selon ses dires, toute sa détermination à aller de l’avant.
Le processus électoral congolais s’accélère à un rythme effréné. Lire aussi : RDC: la CENI ouvre l’atelier sur la cartographie des centres d’inscription des électeurs
Gel Boumbe