La crise politique demeure au Congo, et les consultations pour une “union sacrée pour la Nation” annoncées par le président Félix Tshisekedi, semblent avoir provoqué une véritable guerre des tranchées.
En effet, ce vendredi 30 octobre, cela fait deux vendredis de suite que le Gouvernement congolais est sevré de Conseil des ministres.
Reporté une première fois mercredi de la semaine dernière par un communiqué laconique du Directeur de cabinet ai du Chef de l’Etat « à une date ultérieure », à l’issue de la prestation de serment querellée des trois juges de la Cour constitutionnelle, il avait été remplacé dans la foulée par un message « urbi et orbi » du Président de la République le vendredi 23octobre, au cours de laquelle le Chef de l’Etat avait dit tout le mal qu’il pensait de ses alliés du Fcc, ses partenaires dans les institutions, qui, selon son entendement, étaient constamment occupés à lui mettre des bâtons dans les roues, dans sa volonté de se mettre au service du peuple qui l’a élu.
Dans la foulée, Il annonçait des consultations politiques avec tous les leaders politiques majeurs et les représentants les plus emblématiques de la société civile, prélude à des décisions futures qui, avait-il martelé, « n’excluaient aucun cas de figure ».
Quid des interlocuteurs?
Aux dernières nouvelles, ce vendredi 30 octobre, le Chef de l’Etat devrait débuter ses consultations ce samedi 31 octobre, avec des interlocuteurs jusque-là encore inconnus.
Du côté de ses partenaires du Fcc, les remontrances présidentielles ont fait comme un coup de pieds dans la fourmilière, et semblent avoir déclenché une grande agitation, avec des réunions et des déclarations d’indignation à la pelle, au point d’amener certains faucons assoiffés de sang, à chambouler une fois pour toute, toute l’architecture institutionnelle mise en place au terme des élections de décembre 2918.
Après une première réunion qui a regroupé hier jeudi l’ensemble de tous ses élus nationaux autour de leur autorité morale Joseph Kabila, voilà que les responsables des 17 Regroupements politiques qui composent le Fcc, se retrouvent ce samedi, dans une retraite politique de 48 heures, dans le luxueux site touristique de Mbuela Lodge, à 120 km à l’Ouest de Kinshasa, une retraite dont personne non plus, ne maitrise les tenants ni les aboutissants.
Pendant ce temps, c’est l’ensemble du pays qui, lui, donne l’impression d’être plongé dans la somnolence.